Le prix du carburant n'a jamais été aussi élevé

Le prix du carburant n'a jamais été aussi élevé©Panoramic (photo d'illustration)
A lire aussi

publié le lundi 17 janvier 2022 à 20h40

D'après les relevés hebdomadaires des prix à la pompe publiés par le Ministère de la Transition Écologique, la semaine passée a vu une augmentation record du prix du carburant. 

Le ministère de la Transition écologique vient de rendre publics ses révélés hebdomadaires des prix moyens à la pompe. On y découvre que le prix du carburant a atteint des niveaux historiques.

Tandis que le prix du sans-plomb 95-E10 augmente de 2,3 centimes en une semaine et atteint 1,6821 euros le litre, le gazole affiche pour sa part une hausse de 3,3 centimes, soit 1,6214 euro. Des chiffres records. 



La raison de cette hausse des prix des carburants est connue : le prix du pétrole. Lundi 17 janvier, le baril de brent dépassait les 86 dollars. Dans le même temps, le WTI, un autre type de pétrole, était tout près d'atteindre la barre des 85 dollars. Ces dernières semaines, les cours pétroliers ont également été largement affectés par la pandémie de Covid-19. L'apparition du variant Omicron a coïncidé, fin novembre, à la brutale chute du cours du pétrole. Finalement, la moindre dangerosité de ce virus a redonné confiance aux marchés quant à la consommation de pétrole. 

Une légère accalmie fin novembre 

Logiquement, la dynamique du prix du carburant a été sensiblement la même : le gazole ne cesse désormais de grimper alors qu'il était retombé à 1,5253 euro fin novembre. La tendance est la même pour le SP95-E10, dont le prix moyen n'avait pas énormément varié tout au long de l'année 2021. 

Les cours pétroliers sont également assez nettement corrélés aux fluctuations géopolitiques, qui peuvent par exemple intervenir en Libye, mais aussi à la situation météorologique, comme ça peut être le cas au Canada ou aux Etats-Unis. 

Le 21 octobre dernier, pour tenter de compenser la hausse du prix du carburant que l'on constatait déjà à l'époque, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé une "indemnité inflation" de 100 euros pour tout Français gagnant moins de 2 000 euros nets par mois. À cette période-là, le chef du gouvernement estimait déjà à 80 euros le surcoût lié à l'inflation.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.