Le Pr Gilles Pialoux "regrette le retrait du masque dans les écoles"

Le Pr Gilles Pialoux "regrette le retrait du masque dans les écoles"
Gilles Pialoux, le 28 octobre 2020.

publié le jeudi 07 octobre 2021 à 11h26

Alors que la levée du masque obligatoire en classe va être étendue à 21 nouveaux départements la semaine prochaine, le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris estime que "la prudence aurait voulu qu'on décale".

À partir de lundi 11 octobre, le port du masque ne sera plus obligatoire pour les élèves de primaire dans 21 nouveaux départements où le taux d'incidence est inférieur à 50 cas de Covid-19 pour 100.000, portant ainsi à 68 le nombre total de départements dans lesquels la mesure sera levée dès la semaine prochaine. Une bonne nouvelle pour les élèves de CP à CM2, mais pas tant que ça pour le Pr Gilles Pialoux, qui se dit "surpris" d'une telle décision. 


S'il note "l'embellie actuelle, l'accalmie, il y a une incertitude de ce qu'il y aura derrière", a prévenu jeudi 7 octobre sur BFMTV le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris. "On ne sait pas ce qu'il va se passer dans 15 jours ou trois semaines, la prudence aurait voulu que l'on décale", a-t-il estimé, rappelant que c'est ce que préconisait le Conseil scientifique. 

"En tant que médecin, je suis surpris que l'on prenne des décisions en milieu scolaire sans savoir comment s'y passe la circulation du virus", a-t-il déploré.

 "Il n'y a pas une étude scientifique digne de ce nom qui montre l'effet délétère du masque chez l'enfant. Alors j'entends les psychologues les parents, les associations de parents d'élèves, mais on n'est pas dans la science, on est dans le ressenti", a-t-il estimé. De façon globale, il "regrette le retrait du masque dans les écoles".

Gilles Pialoux est favorable à la généralisation au niveau national des mesures proposées par le Conseil scientifique, qui avait proposé mi-septembre de tester systématiquement et de façon hebdomadaire les élèves d'école primaire et de n'isoler que les cas positifs. Un dispositif testé actuellemen dans une dizaine de départements. "Pourquoi passer par l'expérimentation?", interroge-t-il, critiquant une "demi-mesure". Pour lui il ne s'agit donc pas d'une décision scientifique, "c'est une décision politique".


 

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