Le port du masque sera "obligatoire" dans les "lieux publics clos" dès le 1er août

Le port du masque sera "obligatoire" dans les "lieux publics clos" dès le 1er août
Le président de la République Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex.

, publié le mardi 14 juillet 2020 à 15h39

Le président de la République a considéré qu'il existait "des signes" de reprise de l'épidémie.


Lors de son allocution télévisée au jour de la célébration du 14 juillet, Emmanuel Macron a souhaité clarifier sa position vis-à-vis de la question du port du masque dans les lieux publics clos, objet de débats et qui serait actuellement à l'étude, d'après le Premier ministre Jean Castex.

Pour Emmanuel Macron, la prudence doit prévaloir :"on le fait dans les transports, ça marche très bien, mais c'est un peu erratique dans les lieux publics clos (...) ça veut dire qu'il faut que les choses s'organisent", a-t-souligné lors de cet entretien sur TF1 et France 2.


Il a ainsi "recommandé à tous nos concitoyens de porter le masque au maximum quand ils sont dehors et, a fortiori, quand ils sont dans un lieu clos".

"Nous sommes sortis du premier pic (...) tout le pays s'est mobilisé et nous avons des résultats, puisqu'on a réussi à endiguer le virus et à retrouver une vie presque normale", a souligné le chef de l'Etat.

Mais "aujourd'hui nous avons des inquiétudes", a-t-il confié, avertissant qu'il "y a des indices (que) ça ré-accélère, nous avons des signes que ça repart quand même un peu", par exemple le taux de contamination par personne infectée récemment repassé légèrement au dessus de 1 (une personne infectée contamine plus d'une autre personne, donc l'épidémie augmente).

Obligatoire le 1er août
 
Rappelant que "la meilleure prévention c'est les gestes barrière", Emmanuel Macron a exprimé son souhait "que dans les prochaines semaines on rende obligatoire le masque dans tous les lieux publics clos (...) par exemple à partir du 1er août".

Mais "nous serons prêts" en cas de survenue d'une éventuelle deuxième vague, a assuré le chef de l'Etat. "Nous avons à la fois les stocks et les approvisionnements qui sont sécurisés et nous avons l'organisation au plus près du terrain, qui permettrait de faire face à une recrudescence, si elle était là". 
 
En revanche, d'éventuels nouveaux confinements se feraient localement a-t-il assuré, avec pour consigne "d'isoler le plus localement possible et donc le plus vite possible".

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