Le PDG de Vente privée Jacques-Antoine Granjon se mobilise pour l'éléphante Maya

Le PDG de Vente privée Jacques-Antoine Granjon se mobilise pour l'éléphante Maya
Le PDG de Vente privée Jacques-Antoine Granjon le 11 janvier 2016 à Saint-Denis / Un éléphant dans un cirque en Floride le 8 mars 2016 (photomontage).
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Orange avec AFP, publié le vendredi 24 novembre 2017 à 17h30

Depuis des mois, l'association de protection des animaux One Voice alerte sur le sort de Maya, une éléphante d'Asie de 54 ans, qui serait maltraitée par le cirque itinérant la Piste d'or, auquel elle appartient. Le PDG de Vente privée, Jacques-Antoine Granjon, se mobilise à son tour pour l'animal.

Comme l'ONG, il réclame qu'elle soit retirée du cirque et confiée au sanctuaire Elephant Haven, en construction dans le Limousin. Il a placardé une affiche de 100 m2 représentant le pachyderme sur la façade du siège de son entreprise, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), révèle le Parisien vendredi 24 novembre.



Que devient Maya ? La vieille éléphante a récemment fait les gros titres, quand le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de One Voice de la retirer du cirque et de la placer dans un centre de soins. L'association affirme que l'animal est maltraité et en mauvaise santé, ce qu'ont contredit deux certificats vétérinaires fournis par la préfecture de Gironde, selon 20 Minutes le 23 octobre. Maya reste donc avec son cirque, originaire du Lot-et-Garonne.

• "SA MAIGREUR FAIT PEUR À VOIR"

Mais elle peut désormais compter sur le soutien de l'homme d'affaires Jacques-Antoine Granjon. "Son corps voûté s'affiche sur plus de 100 m2 sur l'immense façade de l'entreprise Vente-privee.com (...) pour émouvoir les automobilistes qui empruntent l'A86 et l'A1", indique le Parisien. Le patron prête sa façade jusqu'à dimanche pour la bonne cause. "Très malade, elle est encore forcée de vivre sur les routes, dans un camion, et de participer aux spectacles de cirque. Des projets de sanctuaires existent pour accueillir les animaux", explique-t-il au quotidien.



"Sa maigreur fait peur à voir, confirme au Parisien Muriel Arnal, la présidente de l'ONG. Maya fait des grands gestes de trompe comme si elle encensait son enclos, un signe classique de dépression chez les pachydermes. De nombreuses plaies lui couvrent la tête et les épaules. Il y a urgence, elle est en danger de mort."

• "ELLE FAIT PARTIE DE MA FAMILLE !"

L'association a lancé un appel pour Maya le 10 juillet dernier, dénonçant ses conditions de vie "épouvantables". "L'animal endure un véritable calvaire avec de multiples infractions à la réglementation en vigueur. Dans son enclos, aucun confort, juste un sol goudronné ruisselant d'urines et une mince couche de paille n'ayant de litière que le nom. Nul endroit non plus pour se mettre à l'abri des regards et du bruit lorsqu' elle recherche un peu de répit", dénonce One Voice. "Elle ne dispose que de fourrage dont elle s'alimente à outrance. À l'heure de son numéro, Maya apparaît sous le chapiteau épuisée, ralentie. Telle une somnambule, elle exécute les ordres du dresseur mécaniquement, les yeux mi-clos parfois".

Des accusations qui indignent le patron du cirque. "Comment peut-on nous accuser de maltraitance ?, interroge Ralph Falck dans le Parisien. Maya dressée par mon grand-père, avait 15 ans quand je suis né, elle fait partie de ma famille ! Par ailleurs, des vétérinaires passent contrôler nos animaux quinze à vingt fois par an, ils n'ont rien trouvé à redire".

Nicolas Hulot a relancé le débat sur le sort des animaux de cirque, début septembre, en se disant "pas favorable" aux animaux en captivité pour faire du spectacle.

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