Le pass vaccinal est une mesure électoraliste, selon le Pr Éric Caumes

Le pass vaccinal est une mesure électoraliste, selon le Pr Éric Caumes
"Le vaccin est efficace pour éviter de rentrer à l'hôpital, mais n'est pas efficace pour éviter la circulation du virus", selon l'épidémiologiste.

publié le vendredi 14 janvier 2022 à 13h32

L'infectiologue a par ailleurs estimé qu'il fallait accélérer les injections de 3e doses et commencer à envisager une 4e dose pour les plus fragiles.

L'infectiologue Éric Caumes a estimé vendredi 14 janvier que la mise en place d'un pass vaccinal était une mesure dictée par la campagne présidentielle et une "erreur d'un point de vue médical".

"Le pass vaccinal est une erreur du point de vue épidémiologie, santé publique, médical, a expliqué sur Europe 1 le professeur qui officie à l'Hôtel-Dieu de Paris. À l'époque de Delta, cela pouvait se concevoir. Mais à l'époque d'Omicron, c'est inconcevable parce que le vaccin n'empêche pas la circulation en population générale." Et de montrer en exemple les "centaines de milliers" de contaminations quotidiennes.

"Le vaccin est efficace pour éviter de rentrer à l'hôpital, mais n'est pas efficace pour éviter la circulation du virus. C'est pour cela que le pass vaccinal n'a pas beaucoup de sens avec Omicron."


"Pour moi on est dans la campagne électorale, a-t-il poursuivi. L'affaire des antivax aussi, c'est de la campagne électorale, c'est ni de la médecine, ni de la santé publique."

L'épidémiologiste s'est toutefois prononcé en faveur de l'injection d'une 4e dose de vaccin, notamment pour les personnes fragiles. "Cela me paraît absolument indispensable, a assuré Éric Caumes. Ce qu'on est en train de découvrir avec ce coronavirus, et sans doute avec d'autres coronavirus qui circulent aussi, c'est qu'une infection ne confère pas une immunité définitive, tout comme la vaccination."

"Donc il faut entretenir la vaccination chez les personnes à risque, a-t-il insisté. Les personnes jeunes, je pense que de toute façon elles ne risquent rien."

"Il y a des personnes fragiles, par millions, qui n'ont pas reçu la troisième dose, a déploré le médecin. Et mettons-nous en marche pour la quatrième."

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