Le nouveau plan loup soumis à une consultation publique

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 Le nouveau plan loup soumis à une consultation publique

Le nouveau plan loup soumis à une consultation publique

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AFP, publié le lundi 08 janvier 2018 à 19h06

Le nouveau plan loup 2018-2023 est soumis depuis lundi à la consultation publique, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot qualifiant à cette occasion d'"enjeu majeur" la "cohabitation avec la grande faune sauvage".

Présenté avec le ministère de l'Agriculture, ce quatrième plan national sur le loup, dénoncé par les représentants des éleveurs lors de la concertation fin 2017, a été mis en ligne sur le site du ministère de l'Écologie.

Le public a jusqu'au 29 janvier pour déposer des observations.

"Le gouvernement se fixe un double objectif : le premier c'est assurer la viabilité, pour l'instant incertaine, de l'espèce sur notre territoire. C'est un objectif non négociable", a dit Nicolas Hulot dans une vidéo sur Twitter.

"Le nombre actuel - 360 loups, bientôt sans doute 400 - est encore insuffisant, et nous visons au moins 500 avant la fin du quinquennat, conformément à nos engagements pour la biodiversité", a-t-il souligné.

"Le deuxième objectif, à parité avec le premier, est la protection des éleveurs et troupeaux", a-t-il ajouté, évoquant une "priorité absolue" dans "le renforcement des mesures de protection".

Le plan prévoit, par exemple, des aides à la protection (gardiennage, chiens, parcs, analyses de vulnérabilité...), la création d'un observatoire des mesures de protection et d'un accompagnement technique, la mise en place d'une filière de qualité pour les chiens de protection...

S'agissant du nombre de "prélèvements" (abattages) de loups autorisés chaque année, il se base sur les préconisations scientifiques: qu'ils ne dépassent pas 10% de la population.

"Cela signifie limiter les prélèvements de loups à 40 individus en 2018. Ce n'est pas idéal mais c'est un chiffre stable alors que la population croît de 10%", a souligné M. Hulot.

"La situation biologique de l'espèce permet des prélèvements d'individus afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux. Cette possibilité doit être utilisée dans un cadre raisonné", note le plan, qui appelle à mieux évaluer l'efficacité de ces interventions.

Concernant l'indemnisation des éleveurs victimes d'attaques (3,2 millions d'euros ont été accordés en 2016, soit +60 % depuis 2013), elle sera désormais soumise à la mise en place préalable de mesures de protection, autre motif de mécontentement des éleveurs. 

Ce "principe doit être appliqué de manière progressive et adaptée" à chaque cas, souligne le plan.

Espèce protégée, le loup, disparu depuis les années 1930, est revenu par l'Italie à partir de 1992. Notamment présent dans les Alpes, il a tué près de 10.000 brebis en 2016.

"On ne peut exiger des pays africains qu'ils protègent leurs lions si nous-mêmes en France on n'est pas capable de cohabiter avec le loup et l'ours. (...) C'est un défi de civilisation que propose de relever ce plan", selon Nicolas Hulot.

 
42 commentaires - Le nouveau plan loup soumis à une consultation publique
  • ça concerne surtout les parisiens chez nous en montagne pas de problème on n'en parle plus ils ont pris peur!!!!!

  • améliorer la protection des troupeaux avec du gardiennage fait par des ânes et des lamas ; lutter contre les chiens errants qui abîment les troupeaux bien autant que les loups

  • Mr Hulot, pensez vous sincèrement que l'habitat du loup en France permet son développement sans être obligé de se nourrir d'animaux domestiques, vous êtes un doux rêveur et vous ne connaissez rien en la faune sauvage française.

  • comme par hasard, un reportage bidon à la télé ce matin sur une louve apprivoisée... sans sa meute qu'elle n'a jamais connue!!! Dans des temples hindous on apprivoise aussi des tigres qui n'ont jamais mangé que du riz dès le sevrage et ne réagissent pas à une goutte de sang, même menstruel...

  • Le gros problème dans notre société, c'est qu'il y a des personnes (non concernées la plupart du temps) qui décident pour d'autres personnes (qui eux sont concernées par les problèmes).

    Vous avez raison.
    les éleveurs qui de toutes façon sont minoritaires, vont encore faire les frais de l'opération.
    La position de tous ce incompétents qui décident pour les autres changera peut être quand les forêts périurbaines seront concernées par la présence de loups et cela arrivera peut être bientôt !

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