Le mouvement anti-vaccination, menace sérieuse et organisée aux Etats-Unis

Le mouvement anti-vaccination, menace sérieuse et organisée aux Etats-Unis

Un médecin administre un vaccin à Quimper dans l'ouest de la France le 3 octobre 2017

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AFP, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 18h21

Joe Accurso, un chiropracteur de 47 ans, refuse de faire vacciner sa fille contre la polio, la rougeole ou la coqueluche. Il juge que ces maladies infectieuses ne sont en réalité pas dangereuses et pourraient même être salutaires pour son enfant.

"Je suis en vérité déçu qu'elle ne puisse pas avoir l'occasion d'attraper la varicelle et d'autres maladies qui rendraient son organisme plus résistant et cela est pour nous la principale raison" de rejeter les vaccins, explique-t-il dans un entretien à l'AFP.

Joe Accurso et son épouse Cathy, une kinésithérapeute, font partie d'un groupe minoritaire aux Etats-Unis qui revendique la possibilité de choisir en matière de vaccination.

Ces parents, dont un grand nombre sont Blancs, avec une formation universitaire et appartiennent à la classe moyenne supérieure, choisissent ainsi de ne pas faire vacciner leurs enfants contre des maladies infectieuses ayant fait des millions de morts pédiatriques.

Pour eux, ces infections ne sont pas si terribles comparées aux dangers des vaccins qui, pensent-ils, sont dissimulés au public au nom des profits des laboratoires pharmaceutiques.

Ces parents sont aussi influencés par les soi-disant lanceurs d'alerte médicaux selon lesquels les données sur l'efficacité des vaccins ont été manipulées. Ils pensent aussi que l'augmentation du nombre de cas d'enfants négativement affectés par la vaccination est dissimulée.

Nourris par une méfiance envers la communauté médicale, plus de sept millions d'Américains suivent notamment sur les différentes pages Facebook tout ce qui se dit sur les vaccins, écrivait en décembre Richard Stein, un cardiologue de l'université de New York, dans la revue médicale Germs.

"Les théories du complot véhiculées sur les médias sociaux abondent et prospèrent, elles sont dans leur âge d'or", déplorait-t-il.

- Résurgence de la rougeole -

L'éradication de la rougeole endémique a été déclarée en 2000 aux Etats-Unis. Au niveau national, seulement 2% des enfants de maternelle n'ont pas été vaccinés ces dernières années, estiment les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Mais le danger provient de poches de population non-vaccinée qui créent des zones où disparaît l'effet d'immunité collective. 

A titre d'exemple, dans le Minnesota, le taux de vaccination des enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole dans la communauté somalienne est tombé à 42% en 2014 contre 92% en 2004. 

Les militants anti-vaccins "prêchent surtout dans des populations vulnérables" comme celle-ci, explique Peter Hotez, directeur du centre de vaccination à l'hôpital pour enfants du Texas.

"Un des faux arguments clé du mouvement anti-vaccin est d'affirmer que la rougeole est une maladie bénigne voire bénéfique", dit-il à l'AFP. De telles idées sont "délibérément trompeuses et erronées" et ont des conséquences bien réelles.

La rougeole peut rendre sourd, aveugle, faire enfler le cerveau et provoquer une pneumonie, rappelle-t-il et, selon les CDC, un ou deux enfant(s) sur mille infectés en meur(en)t.

Aux Etats-Unis, parmi les récentes flambées de rougeole, figure celle dans une communauté Amish de l'Ohio en 2014 avec 383 cas. En 2015, 118 personnes ont été infectées aux Etats-Unis et les autorités sanitaires pensent que l'infection a débuté avec un visiteur malade du parc Disney en Californie.

- 'Une autre définition' -

La chercheuse australienne Naomi Smith pointe du doigt les médias sociaux qu'elle soupçonne de perpétuer le mouvement anti-vaccin.

Elle vient de finir une étude sur la manière dont Facebook peut créer "des filtres" qui conduisent souvent les sceptiques en matière de vaccination à voir leurs idées confortées sur les pages qu'ils suivent.

Ceux qui sont fortement hostiles à la vaccination "ont une autre définition de la preuve que celle utilisée par la communauté médicale", explique-t-elle à l'AFP.

Parmi les solutions, M. Hotez préconise un plus grand engagement public des scientifiques. Il faudrait aussi, dit-il, se pencher sur les législations: 18 Etats américains autorisent actuellement les parents à ne pas faire vacciner leurs enfants, notamment au nom de convictions religieuses.

Après la flambée de rougeole de Disneyland, la Californie a par exemple modifié ses lois. Désormais, seules des raisons médicales peuvent permettre l'exemption de vaccination pour les enfants scolarisés.

Des mesures qui doivent être élargies, juge M. Hotez, car les anti-vaccin "se sont plus aujourd'hui un groupuscule mais un mouvement bien organisé auquel il faut s'opposer frontalement".

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31 commentaires - Le mouvement anti-vaccination, menace sérieuse et organisée aux Etats-Unis
  • Ah les Américains ! Toujours à contre courant ! Rougeole , rubéole ,oreillons ,tétanos , oui il faut vacciner pour protéger , pour d'autres maladies ce n'est peut-être pas vraiment nécessaire !
    Pourquoi vouloir comme chez nous inoculer à nos petits 11 cochonneries en une seule fois?
    Combien d'enfants auront des problèmes dans l'avenir après ce multi-vaccins rendu obligatoire chez nous ?
    Je connais déjà une petite fille qui a très mal réagi à cette injection et qui souffre toujours de sérieux problèmes d'oreilles !

  • Ayant fait partie d'une association de fibromyalgiques et pharmacien ,j'ai été confrontée à ce dilemme d'avoir vendu des vaccins qui donnaient la maladie que je subissais .Nos effectifs ont doublé ,au moment de la vaccination obligatoire .j'ai rencontré des femmes démolies ;infirmières ,enseignantes,femmes de services,aide-soignantes .Lors d'un congrès sur les maladies rhumatismales, j'ai rencontré des malades ayant la sclérose en plaques, ayant des polyarthrites rhumatoîdes toutes racontaient la même histoire et incriminaient le vaccin hépatite B ;

    Evidemment cela m'a interpelé ;pourquoi n'avons nous pas la même réaction? J'ai pensé lorsque l'aluminium avait été mis en question que c'était la cause .

    Je pense qu'il s'agit d'un autre problème : celui de notre état immunitaire : les vaccins font baisser notre immunité (livre d'immunologie du professeur Thuillez si vous avez dans le corps, je ne sais pas comment l'appeler : un germe ? qui n'est pas pathogène et qui à la faveur d'une baisse d'immunité donnée par le vaccin prolifère et devient pathogène en donnant une maladie Auto immune .

    Un corps de médecins appelle cela :les infections froides .

    Ces maladies arrivent à être traitées par des anti-biotiques de la même famille et sur un temps long.

    Pour ma part je connais 4 sclérose en plaques déclarées après vaccins

    Il faut donc comprendre les personnes au couranr de ces faits et qui ne s'en laissent pas conter

    La ministre n'a pas encore compris que les gens sont de plus en plus instruits qu'ils sont à même de se renseigner et de comprendre Ce mépris en disant que la position anti-vaccins était chez les riches ,je lui dirais qu'heureusement il y a des personnes plus informées et pas seulement riches qui ont un esprit avisé .Une recherche sur ce que certains médecins nomment les infections froides ( Montagnié ,Rueff etc ) serait plus utile à la santé publique que cette polémique

  • Les américains font ce qu'ils veulent, mais faut vraiment être "bas de plafond" pour vouloir les copier, vu leur intelligence.

    Pour ceux qui ne veulent pas de la vaccination, je propose qu'ils n'y ai plus de remboursement des soins liés aux affections correspondantes, c'est tant pis pour leurs pieds (même en cas d'hospitalisation ou de complication).

  • A lire tous ces commentaires dénués de toute culture scientifique et pétri de croyances gratuites, je pense que notre pays est mûr pour plonger dans l'obscurantisme et retourner aux âges de la féodalité

  • Le dernier Prix nobel de Medecine le Professeur Luc Montagnier a dit clairement :

    " Nous ne sommes pas contre les vaccins : nous sommes opposés aux vaccinations systématiques et trop nombreuses avant l’âge de 2 ans.

    Ces pratiques exposent les petits enfants à des complications, car leur système immunitaire n’est pas prêt à recevoir tant d’agressions antigéniques.

    C’est ainsi que l’on peut craindre :

    - Des morts subites du Nourrisson, même si elles sont rares ;

    -Des maladies auto-immunes chroniques graves et handicapantes dans les années suivantes particulièrement du fait de la présence de quantités trop importantes de l’adjuvant aluminique dans la composition de la plupart des vaccins ;

    - Des risques de cancers particuliers, des os, des muscles, des cartilages.. que sont les sarcomes, extrêmement graves chez des adolescents et adultes jeunes, détectés déjà chez les animaux recevant des vaccins avec l’adjuvant aluminium. "

    S 'est joint a lui, le Cancérologue de Renommée internationale, le Professeur Joyeux.
    Des gens dont la Notoriété et la competence ne sauraient etre mise en cause, comparée aux "Pompiers du Net " a la solde des Laboratoires privatisés .
    Privatisés.

    Je crois savoir que le professeur Joyeux s'est fait exclure de l'Ordre des Médecins.......

    Je suis tout à fait d'accord avec vous , GroupaldesAlpages , et à Alice74 le Professeur Joyeux gène les laboratoires ,que ces derniers changent leurs adjuvants et on reverra les vaccinations d'un autre œil , d'autre part vacciner des nourrissons sans examen sérieux et des antécédents et de son état de santé est il bien sérieux ,de même pour les plus grands !!

    De Gaule disait la vieillesse est un naufrage, le parcourt de M Montagner pourrait le faire penser.

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