Le moral des Français plus dégradé que lors du premier confinement

Le moral des Français plus dégradé que lors du premier confinement©THOMAS COEX / AFP

, publié le vendredi 20 novembre 2020 à 07h00

Cette deuxième mise sous cloche du pays pèse sur le moral : les Français se montrent plus déprimés que pendant le confinement du printemps, selon la dernière vague du baromètre BVA pour Orange et RTL, vendredi 20 novembre.
Par ailleurs, une large majorité (88%) souhaitent que les commerces dits non essentiels rouvrent dès le 27 novembre, et que les bars et restaurants puissent lever le rideau avant Noël (70% des sondés). 


Le nouveau confinement pèse sur le moral des Français : interrogés sur leur niveau de moral à l'aide d'une note entre 0 à 10, les interviewés donnent en moyenne une note de 5,8 seulement, en recul depuis le mois dernier (6,1). A titre de comparaison, lors du premier confinement, la plus mauvaise note observée par BVA entre mars et juillet était de 5,9 au début du confinement. Les Français se montrent donc désormais plus las, pour ne pas dire déprimés, à l'égard de la situation. 




Une humeur qui explique sans doute leur très fort soutien à une réouverture des commerces non essentiels à partir du 27 novembre (88% y sont favorables dont 47% "tout à fait"), mais aussi, même si c'est dans une moindre mesure, à la réouverture des bars et restaurants avant Noël (70% dont 34% de "très favorables").  




Concernant la tenue des messes et cérémonies dans les lieux de culte, les Français se montrent également majoritairement favorables à leur autorisation à partir de la fin novembre (62%, dont 25% qui y sont "très" favorables). C'est particulièrement le cas des catholiques (69%) et plus précisément des catholiques pratiquants (82%).  

Macron plus populaire que Castex

Par ailleurs, pour la quatrième fois consécutive, le Premier ministre Jean Castex enregistre une baisse de sa cote de popularité auprès des Français : 40% déclarent avoir une bonne opinion de lui (contre 59% qui en ont une mauvaise opinion), soit 5 points de moins que le mois dernier et 16 points de moins qu'en juillet, juste après sa nomination.



 
Le chef du gouvernement est désormais devancé par Emmanuel Macron, dont la cote de popularité reste stable (42%) après avoir progressé de 4 points le mois dernier. Emmanuel Macron a rarement été plus populaire que son Premier ministre : ce fut brièvement le cas juste après son élection en 2017 ainsi qu'en janvier 2018, mais depuis cette date, il avait toujours été devancé par Edouard Philippe puis Jean Castex.  




Mélenchon pien à rassembler la gauche, Darmanin perd des points dans son camp 

La cote d'influence de Jean-Luc Mélenchon reste stable auprès des Français (21%) et ne progresse pas beaucoup auprès des sympathisants de la gauche (46%; +2). Il peine à rassembler l'ensemble des composantes de la gauche autour de son nom : si sa cote d'influence est très élevée auprès des sympathisants de son mouvement (81%), elle est plus en retrait auprès des sympathisants PS (38%) et EELV (31%).  







La cote d'influence de Gérald Darmanin est en baisse
ce mois-ci (21%; -4). Une situation qui fait peut-être écho aux débats sur la loi "sécurité globale", actuellement en discussion à l'Assemblée nationale. C'est moins la baisse assez logique observée chez ses opposants de gauche qui est notable (12%; -4) que celle observée chez les sympathisants LREM (46%; -9). 

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