France

Le ministère de l’Éducation nationale met en place une heure de sensibilisation sur le harcèlement

Un mois jour pour jour après le suicide de Lindsay, une collégienne de 13 ans harcelée en milieu scolaire, le ministère de l’Éducation a annoncé, dimanche 11 juin, qu’une heure de sensibilisation allait être imposée aux collégiens dès cette semaine, a révélé TF1 Info.

Comment prévenir le harcèlement scolaire ? Depuis un mois et le suicide de Lindsay, une collégienne de 13 ans, Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, doit se poser la question tous les jours. Et pour tenter de sensibiliser au maximum les adolescents, le ministère a annoncé, dimanche 11 juin, avoir demandé aux chefs d'établissement des 7 000 collèges français d'organiser, d'ici au 16 juin, une "heure de sensibilisation sur la thématique du harcèlement et des réseaux sociaux", comme le rapporte TF1 Info.

“Cette heure sera l’occasion de rappeler la manière dont l’usage des réseaux sociaux peut accentuer les phénomènes de harcèlement, de souligner la responsabilité de chacun dans l’usage des réseaux sociaux et de répondre aux questions des élèves", a également précisé le ministère. En tout, 3,4 millions de collégiens suivront cette heure de sensibilisation quand les enseignants concernés "pourront s’appuyer sur plusieurs ressources pédagogiques".

D’autres mesures pour contrer le harcèlement scolaire

Mardi 13 juin, 14 000 principaux et proviseurs seront réunis simultanément par Pap Ndiaye en visioconférence, réunion au cours de laquelle ce dernier doit leur répéter "l’ensemble des leviers à leur disposition" et s’engager à "recueillir leurs remontées de terrain" dans le cadre de la lutte contre le harcèlement scolaire. Le 29 juin, ceci se poursuivra lors d’une réunion avec "l’ensemble des responsables académiques contre le harcèlement".

Ces mesures viennent renforcer le dispositif déjà mis en place auparavant, comme la possibilité d'éloigner un élève harceleur d'office, la désignation d'un adulte référent dans chaque établissement, l’augmentation des moyens alloués aux associations gérant les numéros d'urgence et la montée en puissance du programme pHARe. Il ne reste qu’à voir les résultats qu’aura cette sensibilisation, alors que le ministre avait avoué "un échec collectif" après la mort de Lindsay.

publié le 11 juin à 18h53, Orange avec 6Medias

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