Le maire de Metz François Grosdidier renvoyé en correctionnelle

Le maire de Metz François Grosdidier renvoyé en correctionnelle
Le maire LR de Metz François Grosdidier dans sa ville, le 12 février 2021

publié le mardi 31 août 2021 à 18h27

Le maire de Metz François Grosdidier (LR) a été renvoyé mardi devant le tribunal correctionnel d'Epinal où il devra répondre de "prise illégale d'intérêts" et "détournement de fonds publics" par la chambre de l'instruction de Nancy, a annoncé son avocat à l'AFP.

"Nous contestons formellement ces incriminations et nous nous interrogeons sur l'opportunité d'un pourvoi en cassation", a ajouté Me Alain Behr. 

"Sur le fond, je suis serein", a réagi M. Grosdidier, qui évoque une "vengeance" et un "règlement de comptes politique".

"Le problème est qu'il a donné des sous à une association qu'il dirigeait, c'est une situation inacceptable", a estimé pour sa part Elise Van Beneden, présidente de l'association anti-corruption Anticor, partie civile.

L'affaire avait débuté en février 2013 par une plainte avec constitution de partie civile de Philippe Mousnier, ancien adversaire politique de l'édile. Selon ce dernier, M. Grosdidier, alors député, aurait utilisé à deux reprises en 2009 et en 2011 des fonds de sa réserve parlementaire pour subventionner l'association Valeur Écologie, dont il était le président. 

Un juge d'instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu en 2016, confirmée en appel, en juin 2017, par la chambre de l'instruction de Metz. Mais Anticor avait ensuite introduit un recours en cassation.

La Cour de cassation avait cassé le non-lieu en juin 2018 et renvoyé cette affaire devant la chambre de l'instruction de Nancy. François Grosdidier a ensuite été mis en examen en février 2021.

François Grosdidier a été élu maire de Metz en 2020. Il avait été auparavant maire de la ville voisine de Woippy, de 2001 à 2017, et député de la 1ère circonscription de Moselle, de 1993 à 2011.

Alors qu'il était sénateur-maire UMP de Woippy, M. Grosdidier a déjà été condamné en 2015 pour "détournements de biens publics" pour avoir utilisé un véhicule de fonction de sa mairie afin de se rendre fréquemment à Paris. 

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