Le gouvernement veut favoriser les péages à l'entrée des grandes villes

Le gouvernement veut favoriser les péages à l'entrée des grandes villes
Le périphérique parisien, le 4 janvier 2014.
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Orange avec AFP, publié le mercredi 17 janvier 2018 à 10h11

Dans sa loi sur les mobilités, qui sera présentée au printemps, le gouvernement envisage de prendre des mesures pour favoriser la mise en place de péages urbains, rapporte Les Échos mardi 16 janvier. Objectif : lutter contre les embouteillages et la pollution.


"Aujourd'hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir.

Il faut y remédier", a expliqué la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dans les colonnes du quotidien économique. D'ailleurs, les péages urbains n'ont jamais été testés en France, alors que des villes comme Londres, Göteborg ou Milan en sont équipées. Dans ces villes, les municipalités s'en servent pour réduire les embouteillages, la pollution, ou inciter à utiliser les transports en commun.

UN "PÉAGE INVERSÉ" À LILLE

Dans l'esprit du gouvernement, les péages urbains doivent permettre aux collectivités de favoriser les comportements vertueux, comme le covoiturage ou l'achat de véhicules plus propres. Elisabeth Borne évoque notamment le cas de Lille, qui envisage la mise en place d'un "péage inversé", qui versera des incitations financières aux personnes roulant en dehors des heures de pointe. La ministre souhaite également simplifier la création de voies dédiées au covoiturage à l'entrée des grandes villes.

Enfin, le gouvernement veut s'attaquer aux "zones blanches de la mobilité", ces zones où seule la voiture permet de se déplacer. "Aujourd'hui, 80% des territoires ne sont pas couverts par une autorité organisatrice, indique Elisabeth Borne. Cela représente 30% des Français dont personne n'est chargé d'organiser la mobilité. Forcément, cela ne peut pas bien marcher."

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