Le gouvernement lance le pilotage de la fermeture de Fessenheim

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 La centrale nucléaire de Fessenheim (Grand-Est), le 18 mars 2014

La centrale nucléaire de Fessenheim (Grand-Est), le 18 mars 2014

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© AFP, SEBASTIEN BOZON

AFP, publié le vendredi 19 janvier 2018 à 22h20

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne du parc français, a été engagée vendredi avec la mise en place d'un comité de pilotage pour la reconversion du site par le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu, venu en démineur sur un dossier sensible qui met en péril 2.000 emplois et prive les collectivités de 14 millions d'euros de recettes fiscales.

"La centrale fermera, j'assume cette décision,  (...) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides. Il s'agit de construire un projet pour le territoire qui soit exemplaire", a déclaré M. Lecornu, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, lors de l'inauguration du comité en préfecture de Colmar.

Après avoir abandonné le conflictuel projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, l'Etat s'est emparé depuis jeudi de l'épineux dossier de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, planifiée entre fin 2018 et début 2019, au moment de la mise en place de l'EPR de Flamanville (Manche).

Ce sera une première pour le parc électronucléaire français qui compte 58 réacteurs en fonctionnement, dont 2 à Fessenheim. EDF évalue à 79 milliards d'euros le coût du démantèlement de tous les réacteurs en France.

Sébastien Lecornu savait que l'accueil serait froid. Chahuté par une trentaine de manifestants à son arrivée jeudi à la mairie de Fessenheim après une réunion avec les syndicats, il a dit comprendre le désarroi et la colère. Le site emploie directement 850 salariés d'EDF et 330 salariés permanents d'entreprises prestataires, sans compter les 2.000 emplois indirects et induits.

Lors d'une réunion vendredi avec des élus locaux, les services de l'État, des représentants d'EDF, des associations et des acteurs économiques français et allemands, il a esquissé "des pistes opérationnelles" pour assurer une reconversion du site "vers des activités durables et prometteuses".

"La réponse sera franco-allemande"

Des pistes variées seront soumises "dans les prochains jours" aux membres du gouvernement et un délégué interministériel sera nommé "sous quinzaine" pour suivre le dossier, a-t-il annoncé.

L'une des priorités de l'Etat seront les 330 emplois liés à la sous-traitance. "Sur cette question, la réponse sera franco-allemande", a-t-il expliqué. Une cellule spécifique traitera avec les salariés, "au cas par cas", en collaboration avec l'Allemagne "qui a besoin de ce genre de profil", a-t-il précisé.

Le rapprochement avec l'Allemagne se fera également au niveau fiscal grâce à "une harmonisation des conditions fiscales" entre le territoire autour de Fessenheim et la zone limitrophe du Bade-Wurtemberg.

L'Etat s'est engagé à "neutraliser les pertes fiscales" des collectivités locales concernées et veut lancer un appel à projets dans les domaines des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien...) pour "ouvrir une nouvelle page de l'histoire industrielle de l'Alsace", a expliqué Sébastien Lecornu.

"On s'est fait une raison"

Les discussions ont "ouvert des perspectives" pour une partie du Haut-Rhin et de l'Alsace, a estimé le président de la région Grand Est, Jean Rottner. "On s'est fait une raison, il faut maintenant travailler à apporter une nouvelle ambition pour le territoire", a-t-il ajouté.

Les représentants syndicaux ont pour leur part jugé "constructive" leur première rencontre avec M. Lecornu.

"On ne peut qu'être content d'avoir ce dialogue, quand les gouvernements précédents n'ont strictement rien fait", a ainsi souligné Alain Basserer, délégué syndical FO du site nucléaire.

Sébastien Lecornu ne s'est pas rendu sur le site vendredi où l'attendaient une centaine de manifestants. Mais il reviendra à Colmar pour la réunion du comité de pilotage les 12 et 13 avril. Le calendrier de la fermeture de la centrale et de son démantèlement seront discutés à cette occasion.

Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l'Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d'une puissance de près de 900 mégawatts (MW) chacun qui produisent l'équivalent de 65% de l'électricité consommée en Alsace.

Depuis de nombreuses années, les écologistes français, allemands et suisses dénoncent sa vétusté. L'installation est construite sur une zone sismique et en contrebas du Rhin.

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77 commentaires - Le gouvernement lance le pilotage de la fermeture de Fessenheim
  • En Bretagne, une centrale est en cours de démantèlement - Brennelis- depuis 1985, nous sommes en 2018, et il y en a encore pour des années ! Coût du démantèlement estimé en 2005 - 482 millions d'€ - 20 fois plus que celui de la commission PEON à l'origine du parc nucléaire actuel! Wikipédia- Alors la technologie nucléaire sur l'étagère après la guerre, on n'a pas fini de payer! Avant, pendant, et après. Sans compter la problématique des déchets et des risques majeurs!
    On pourrait reprendre la technologie des petits barrages au fil de l'eau partout où c'est possible, et penser à relancer certains moulins à marées, en plus des champs solaires et éoliens.

  • Concernant le démantèlement, on disperse juste les éléments radioactifs, on découpe, on les enrobe, mais on ne règle pas le problème, où qu'ils soient, ces déchets resteront radioactifs pour des millions d'années et tout ceci avec un coup faramineux.

    mais ça va changer quoi dans moins de deux mille ans la terre il y en aura que l 'on arrete avec tout cela nous sommes dans un monde qui arrive à sa fin quoi que l 'on fasse alors il faut faire les déchets tous le monde à profité du nucléaire et après quoi chauffage au bois et éclairage à la bougie quand aux éoliennes ils en faut plusieurs et personne en veut alors on fait quoi un peu de bon sens ,les écologistes tout sa ce n'est que vent juste pour prendre un peu plus d'argent aux contri

  • ledjo , vous êtes à coté du sujet; il fut une époque ou cette question avait été débattue et EDF avait constitué une cagnotte qui atteignait plusieurs milliards ceci en prévision d' un incident et aussi au temps de fonctionnement qui au départ était de 100000 heures . A l' époque l' arrêt des centrales était prévu , leur remplacement aussi jusqu' au jour où un homme politique de première importance jugea que ce matelas d' argent n' avait aucune raison d' être l' état assurait les risques et les milliards ont disparu !! Edf était à l' époque administrée par des hommes politique qui avait l' esprit de la mise en valeur de cette société ce qui réalisé jusqu' en 1981 , EDF gagné de l' argent en exportation , mais en même temps elle était devenue la poule aux oeufs d' OR , investissements à tout va :amerique du sud , du , nord angleterre , et autres pays,des milliards investis en pure perte à l' étranger sous la direction d' hommes politiques incapables de gérer une société de cette importance et qui ont la responsabilité de la situation actuelle d'EDF . Aucun investissement n' a été fait depuis 1974 , le dernier le 1600 est une erreur qui coûte très cher et cela sans une garantie de fonctionnement comme il en est des prototypes alors que la même prix on aurait pu construire 4 ou 5 unités de 1100 MW qui ont un historique de fonctionnement satisfaisant .

  • pour faire plaisir a N HULOt ;E Macron ferme cette centrale .
    nous allons vers une pénurie de courant ,car avec le froid et les autos électrique a charger. ce ne sera pas facile pour
    les utilisateurs

    Faux: Fessenheim c'est 1% de la production nucléaire. Cette centrale suite à de nombreux arrêts a fonctionner que 35% de son temps

  • Oui c'est effectivement la vraie vocation de ce gouvernement, un gouvernement de démolisseurs !

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