Le gouvernement imagine des taxis amateurs dans les campagnes

Le gouvernement imagine des taxis amateurs dans les campagnes
Deux voitures sur une route de campagne en Eure-et-Loire en juin 2012.

, publié le vendredi 11 mai 2018 à 20h00

Désenclaver les campagnes grâce à des taxis amateurs : c'est l'idée du gouvernement qui a fuitée dans Les Echos, vendredi. La mesure devrait être présentée à l'automne au Parlement.

Le journal Les Echos révèle ce vendredi 11 mai que le gouvernement s'apprêterait à autoriser les taxis amateurs des campagnes.

Objectif : lutter contre la désertification. La mesure serait réservée uniquement aux "territoires ruraux à faible densité de population", où il n'y a pas de transports en commun.

Les candidats devront remplir plusieurs critères : obtenir une autorisation de la part de leur commune ou leur groupement de commune, avoir un casier judiciaire vierge, et ne pas dépasser un plafond annuel dont le montant reste encore inconnu.

"Concurrence déloyale"

Cette nouvelle est loin de ravir les professionnels du secteur qui craignent une "concurrence déloyale". Alain Minard, chauffeur de taxi depuis dix ans à Pinsaguel (Haute-Garonne), a confié ses craintes et ses interrogations à franceinfo : "Comment vont travailler ces taxis-là, sans compteur ? Avec un forfait ? Avec des plateformes comme Uber ? On ne sait pas. Ils remettent en question la profession de taxi."


La mesure est à l'étude depuis la fin des Assises de la mobilité en décembre 2017. Elle doit passer au Parlement à l'automne dans le cadre de la future loi d'orientation sur les mobilités.

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