Le gouvernement "écarte définitivement toute taxation de l'épargne des Français", assure Bruno Le Maire

Le gouvernement "écarte définitivement toute taxation de l'épargne des Français", assure Bruno Le Maire©Philippe HUGUEN / AFP

, publié le lundi 01 mars 2021 à 12h20

Pour inciter les Français à transformer cette épargne en consommation ou en investissement dans les entreprises et soutenir la relance, le ministère de l'Economie envisagerait d'assouplir les conditions de transferts et dons entre générations.

Entre les inquiétudes sur l'avenir générées par la crise du Covid-19 et les différentes mesures mises en place pour ralentir la circulation du virus qui ont freiné la consommation, les Français ont épargné massivement en 2020. Pour les inciter à dépenser cette épargne et contribuer ainsi à la relance de l'économie, certains élus de gauche et des économistes ont suggéré à l'exécutif de mettre en place une taxe exceptionnelle, dite "covid", sur les ménages les plus aisés, qui sont ceux qui ont le plus épargnés, et sur les entreprises qui ont tiré partie de la crise, comme les géants de la distribution. Lundi 1er mars, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rejeté fermement cette proposition. 



"J'écarte une nouvelle fois clairement et définitivement toute taxation de l'épargne des Français", a affirmé le ministre lors d'un point presse consacré au plan de relance. "Nous travaillons à des incitations qui permettraient aux Français de dépenser leur épargne dans l'économie et donc de participer à la relance économique", a-t-il poursuivi, sans donner de détails à ce stade, expliquant simplement que transformer cette épargne en consommation ou en investissement dans les entreprises sera un des "défis" de la reprise économique. Selon le quotidien Les Echos, Bercy envisagerait notamment d'assouplir les conditions de transferts et dons entre générations. Une piste que le ministre a refusé de confirmer.

L'an dernier, les ménages ont engrangé une épargne supplémentaire de 100 à 120 milliards d'euros, selon la Banque de France. Et elle pourrait atteindre les 200 milliards d'ici la fin 2021, selon les prévisions du gouvernement.

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