Le déconfinement ne sera "probablement" pas achevé cet été, indique Edouard Philippe

Le déconfinement ne sera "probablement" pas achevé cet été, indique Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon, le 29 mai 2020.

, publié le mardi 02 juin 2020 à 16h55

"Je ne veux pas nous placer collectivement dans une situation où l'épidémie pourrait repartir avant que nous ne la voyions", a souligné le Premier ministre.

Si la phase 2 du déconfinement a débuté ce mardi 2 juin en France, synonyme de plus de libertés, nombreux sont ceux qui attendent la levée générale des mesures de confinement. "Quand est-ce que les conditions seront redevenus normales ? Vous me posez une question à laquelle je peux difficilement répondre", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe mardi, interrogé par le député Philippe Vigier, coprésident du groupe Libertés et territoires, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. 



"Nous avons toujours procédé par étapes de trois semaines et donc, si tout se passe bien, ce que le passé récent nous laisse espérer, alors, le 21 juin, 22 juin, on pourra peut-être recommencer à fonctionner dans les zones orange comme nous avons recommencé à fonctionner dans les zones vertes. Ce sera déjà une avancée majeure", a-t-il poursuivi. 

"Je ne veux pas nous placer collectivement dans une situation où l'épidémie pourrait repartir avant que nous ne la voyions", a souligné le Premier ministre. Dès lors, "nous allons donc probablement commencer l'été avec des règles sanitaires plus strictes que celles qui prévalaient avant le confinement", a-t-il ajouté, refusant de se prononcer sur une date de retour à la normale.


S'inquiétant d'une "bombe à retardement pédagogique", le chef du gouvernement a notamment souligné qu'avec "l'évolution de la crise", il faudrait "desserrer l'étau des conditions sanitaires d'accueil dans les écoles de façon à pouvoir permettre le retour d'un plus grand nombre d'enfants". Alors que la deuxième vague de déconfinement débutée mardi doit permettre d'accroître la prise en charge d'élèves, Edouard Philippe a appelé les établissements à prendre en compte "le caractère pratique pour les parents". "Proposer des demi-journées d'accueil, ou même des journées alternées, c'est placer les parents et les employeurs dans des situations qui sont parfois quasi impossibles à gérer", a-t-il relevé.
 

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