Le CHU de Rouen paralysé par une attaque informatique

Le CHU de Rouen paralysé par une attaque informatique
L'entrée des urgences de l'hôpital de Nantes (illustration)

, publié le dimanche 17 novembre 2019 à 08h27

Une cyberattaque menée contre le système informatique de l'hôpital de Rouen a forcé tout le personnel à "repasser à la bonne vieille méthode du papier et du crayon" pour assurer la prise en charge des patients.

Une attaque informatique menée vendredi 15 novembre a paralysé le fonctionnement du CHU de Rouen, nécessitant l'arrêt de l'ensemble du système informatique. Le centre hospitalier a par ailleurs indiqué qu'aucun patient n'a été mis en danger par cet acte malveillant, dont les conséquences continuaient à se faire sentir dans la soirée de samedi 16 novembre.

"Il y a eu une attaque informatique hier (vendredi) à 19h45.

Dès que nous avons vu que nous étions attaqués, nous avons décidé d'arrêter à 20h notre système d'information pour éviter que l'attaque ne se propage", a détaillé Rémi Heym, directeur de la communication du CHU, ajoutant que l'établissement avait dû "repasser à la bonne vieille méthode du papier et du crayon".

Délais plus longs mais "pas de mise en péril" de la santé des patients

"Cela a créé de grosses perturbations dans tous nos modes de traitement informatisés, notamment la prise en charge des patients, les prescriptions, les comptes rendus, la gestion des admissions. Cela a entraîné des délais très longs de prise en charge, même s'il n'y a pas eu de mise en péril de la santé des personnes hospitalisées", a ajouté M. Heym. Les patients ne consultant pas pour une urgence vitale ont été invités à se rendre dans d'autres établissements de soins.

Les équipes se sont relayées pour analyser et redémarrer progressivement les différentes applications, par ordre de priorité, a poursuivi M. Heym, ajoutant que le système qui gère les flux aux urgences avait été redémarré "ce midi". "Tout le monde est impacté, surtout qu'on est en plein week-end, quand les services fonctionnent en effectif minimum", a déclaré à l'AFP Evelyne Bourgeois, agent de service hospitalier et secrétaire CGT au CHU. "C'est un casse-tête pour tout le personnel. Sans système de traçabilité, les infirmières ont dû redoubler de vigilance pour la distribution des médicaments",  a-t-elle ajouté, précisant que tout "n'était pas rentré dans l'ordre en fin d'après-midi". Une plainte devrait être déposée.

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