La sécurité du G7 se déploie aussi sur l'océan

Chargement en cours
Des membres du SPI4G et des CRS patrouillent en bateau au large de Biarritz avant le G7, le 21 août 2019
Des membres du SPI4G et des CRS patrouillent en bateau au large de Biarritz avant le G7, le 21 août 2019
1/3
© AFP, IROZ GAIZKA

AFP, publié le jeudi 22 août 2019 à 11h52

Les bateaux semi-rigides s'élancent mercredi après-midi à toute vitesse du port d'Anglet, distant de quelques kilomètres de la voisine Biarritz sur laquelle tous les feux sont braqués. 

A leur bord, des équipes d'intervention de la police nationale, plus précisément des CRS accompagnés de sauveteurs aquatiques plongeurs, s'engagent dans l'embouchure de l'Adour pour rejoindre les côtes biarrotes en quelques minutes.

A Biarritz, où les dirigeants de sept grandes puissances sont attendus dès samedi pour trois jours, la sécurité se décline aussi sur l'océan Atlantique.

Au large des côtes, un dispositif de sureté maritime, qui fait intervenir marine nationale, douanes, affaires maritimes, gendarmerie et police nationale, a été renforcé pour sécuriser le littoral de cette cité balnéaire avant et pendant le sommet des chefs d'Etats. 

 "La zone interdite est d'une longueur de 1.700 mètres et va jusqu'à 1.400 mètres au large", explique le capitaine Pascal Gensous, responsable des moyens spécialisés engagés pour le G7. Il montre du doigt, d'un côté le célèbre Rocher de la Vierge, puis, de l'autre, le phare de Biarritz, qui encadrent la baie. 

Dès vendredi à minuit, jusqu'au lundi minuit, dans cette zone qui fait face à la Grande plage, avec son casino et l'Hôtel du Palais où sont programmées les rencontres des sept grands, "aucun bateau ne pourra passer et on ne pourra pas se baigner", précise le policier.

Derrière lui, sur la plage au loin, encore accessible au touriste pour quelques jours, les silhouettes des baigneurs et des promeneurs se détachent, avant que les estivants ne désertent la cité balnéaire pour faire place à ce sommet ultra-sécurisé.

- Les fleuves aussi -

Six bateaux et environ une cinquantaine de policiers se relaieront sur la zone 24 heures sur 24, pour contrôler les embarcations et secourir les personnes qui tomberaient à l'eau.

"Les plongeurs pourront aussi vérifier tout élément suspect, comme par exemple en inspectant une coque ou en repérant tout objet qui pourrait être dangereux" sur la mer, explique le capitaine Gensous. Autour de lui, les plongeurs sauveteurs enfilent leurs combinaisons pour un exercice.

Patrouilleur, vedettes, bateaux pneumatiques à moteur et semi-rigides de la gendarmerie maritime complètent le dispositif placé sous le commandement du préfet maritime de Brest, et déjà actif depuis quelques jours.

"Pour l'instant, on est plutôt dans une phase de reconnaissance et de pédagogie vis-à-vis des usagers de la mer", précise le colonel Ghislain, qui assure le commandement du groupement de gendarmerie maritime de l'Atlantique.

En plus de la façade atlantique, la police nationale a également prévu des bateaux d'intervention sur les fleuves d'Hendaye et de Bayonne. Dans la première ville, où se déroule le contre-sommet, une grande manifestation convoquée samedi passera notamment au-dessus de la Bidassoa, fleuve frontalier, pour rejoindre la ville espagnole d'Irun. 

Quant à Bayonne, où des manifestations sont également attendues, c'est le fleuve Adour qui fera l'objet d'une surveillance accrue, "pour récupérer les éventuelles personnes qui pourraient tomber à l'eau", précise le capitaine Pascal Gensous. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.