La réforme du bac : ce que l'on sait

La réforme du bac : ce que l'on sait©Source CNews
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Source CNews, publié le mercredi 14 février 2018 à 07h49

Jean Michel Blanquer, le ministre de l'éducation, présente aujourd'hui en Conseil des ministres puis en conférence de presse, la réforme du bac. Une réforme importante pour cet examen bicentenaire.

Les choses vont beaucoup changer pour les lycéens. Ceux qui sont en troisième aujourd'hui seront les premiers à passer ce nouveau baccalauréat, en 2021.



A partir de 2021, il n'y aura plus que 4 épreuves écrites : le français, la philosophie, et deux épreuves de spécialités. pour celles-ci, les étudiants auront le choix parmi huit possibilités, comme les mathématiques, la physique-chimie, ou encore les sciences économiques et sociales. Les élèves de Terminale devront également passer un grand oral appelé "oral de maturité". D'une durée de 20 ou 30 minutes, il portera sur un projet entamé dès la classe de première et en lien avec une des deux spécialités choisies. Une bonne chose pour les syndicats, qui émettent tout de même quelques réserves.

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114 commentaires - La réforme du bac : ce que l'on sait
  • "Classe de maturité" ! ! ! Ça c'est une trouvaille, et ils on planché combien de temps, payés grassement par nos impôts pour accoucher d'une pareille ineptie....... En fait je crois que c'est eux qui devraient retourner à l'école......... En quelle année ils ont passé le bac?

  • Ouff... heureusement qu'une certaine socialiste n'est plus au gouvernement car la future langue du pays aurait été obligatoire à l'écrit comme à l'oral.

  • J'aurais nettement préféré un renforcement sur leurs spécialités des séries existantes, mais leur sort étant réglé, il est plus pertinent d'examiner la nouvelle formule du lycée (car ce n'est pas seulement le baccalauréat qui se trouve modifié).
    D'abord, même si je crois important de réfléchir et s'exprimer par écrit, je trouve que pour une série fusionnant les actuelles L, ES et S, les épreuves de français et Philosophie font double emploi; il serait plus logique d'imposer celui-là en Première et celle-ci en Terminale, pardon, en "classe de maturité" (qui a eu l'idée d'un nom pareil ?). Comme il y aura une spécialité "Littérature et Philosophie", les candidats intéressés par ces domaines auront tout loisir de montrer leurs connaissances. Et franchement, je trouve qu'un candidat devrait avoir le choix de trois spécialités (par exemple, Mathématiques, Sciences Physiques et SVT ou Mathématiques, Histoire-Géographie et Langues) sur lesquelles être évalué de façon objective à l'examen final. A défaut de trois spécialités, rendre obligatoire une langue vivante me paraît plus logique.
    L'épreuve orale me semble défendable, mais elle sera chronophage et même avec seulement trois examinateurs, passablement coûteuse. S'exprimer oralement est indispensable; les timides devront apprendre à surmonter leurs angoisses et cela leur profitera. Le principal défaut de cette épreuve est que leur environnement social peut apporter à certains élèves une aide décisive allant des conseils de mise en page du dossier à présenter aux répétitions en famille avec des critiques constructives. Par exemple, pour un candidat présentant un travail en Mathématiques ou en Physique, quelques tuyaux pour écrire avec LaTeX plutôt qu'avec Word ou Writer, voire un peu de travail de secrétariat fait par Papa ou Maman (en gros, une page A4 en LaTeX demande une heure de saisie et compilation), cela introduit un avantage sensible.
    Le plus gros défaut est pourtant la place accordée au contrôle continu : même avec des partiels imposés au niveau académique et un barème de référence pour chacun d'eux, les exigences varient d'un professeur à l'autre et plus encore d'un lycée à l'autre. De plus, la sécurité "anti-triche" lors d'un "bac blanc" est assez éloignée de celle qui est assurée dans un examen national, avec des surveillants inconnus et des salles vidées de leurs tables inutiles.
    Je connais le principal argument des tenants du contrôle continu : cela marche pour les baccalauréats professionnels. Seulement, chaque série de "bac pro" concerne quelques milliers de candidats au plus, pas 700 000, et les évaluations "gonflées" apparaissent très rapidement dans la vie active ou la formation suivante (BTS, DUT); la crédibilité de l'établissement interdit donc de les généraliser alors que les proviseurs des lycées "généraux" voudront avoir de forts taux de réussite et réclameront de l'indulgence ("Si vos élèves n'ont pas de bonnes notes, il faut vous remettre en question.")
    En conclusion, je crains que le "lycée Macron" et le "bac Blanquer" n'aient encore plus de défauts que les actuels.

    Dans l'avant-dernier paragraphe, le nombre de candidats au bac général "unifié" est évidemment estimé à 400 000, non à 700 000. toutes mes excuses pour la faute de frappe (la touche 7 est juste au-dessus de la 4).

    C'est dur de bouger le " Mammouth ", pas vrai ?
    Quand on pense que l’Éducation Nationale est le sixième employeur du monde, oui du monde, et le deuxième public (après les chemins de fer de l'Inde) ... Quelle force d'inertie !

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    grisounet46  (privé) -

    Visiblement, on privilégie les matières littéraires sans débouchés (pourquoi la philo obligatoire ?). Les matières scientifiques, dites "de spécialités" sont reléguées au rang de "spécialités", alors que ce sont celles qui actuellement (et rien de permet de penser que ça va changer dans l'avenir) assurent la plupart des emplois CDI, productifs et bien payés .
    Parallèlement, le rapport du mathématicien député dénonce la faiblesse des élèves en math (ce qui était plutôt évident) .
    Il est donc clair qu'on ne cherche pas à remonter le triste niveau du bac, mais faire de la démagogie et continuer à fourvoyer les étudiants dans des filières sans débouchés

  • Nous avons un ministre issu de l'enseignement et non de la politique . Je pense que son résonnement est bon . Le français pour avoir le B-A-BA de notre langue, la philo pour avoir un esprit critique et 2 matières suivant l'orientation que l'on veut , scientifique , litteraire , économique sans y rajouter des matières qui de toutes façons ne serviront plus à rien après le bac puisque chacun aura pris la voie qu'il souhaitait. Quant à un oral , qui sera préparé depuis la première autour d'un projet , cela apprendra aux jeunes à s'exprimer , à prendre de l'assurance face à un public (voire plus tard un recruteur) etc etc , et cela quel que soit le milieu social , il suffira de suivre et de s'impliquer dans le projet . De toutes façons dans nombre d'entreprises où il y a un contact client , il y a souvent des formations internes pour vous apprendre à être à l'aise oralement.

    Ben voyons! Et demain on rase gratis!

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