La prise en charge du chômage partiel par l'Etat va rester inchangée jusqu'à fin avril

La prise en charge du chômage partiel par l'Etat va rester inchangée jusqu'à fin avril
La ministre du Travail Elisabeth Borne, le 3 février 2021.

publié le mardi 09 mars 2021 à 22h30

Le gouvernement a déjà prolongé à plusieurs reprises les règles de prise en charge afin d'aider les entreprises à faire face à la crise.

Alors que l'épidémie de Covid-19 se poursuit, les règles actuelles de prise en charge du chômage partiel vont être maintenues jusqu'à fin avril, a annoncé mardi 9 mars le ministère du Travail aux partenaires sociaux. Objectif : aider les entreprises à lutter contre les conséquences économiques et sociales de la crise. 



Ces règles prévoient le maintien de l'indemnité à 84% du salaire net (70% du salaire brut) pour les salariés, et un reste à charge nul pour les employeurs des secteurs les plus touchés par la crise (tourisme, culture, sport et loisirs, hôtellerie-restauration, transport... et les activités en dépendant). Pour les entreprises des autres secteurs, le reste à charge est de 15%.

Le gouvernement a déjà repoussé à plusieurs reprises un éventuel durcissement des règles, qui verrait le reste à charge passer à 40%, avec une indemnisation du salarié baissant à 60% du salaire brut (72% du salaire net). La ministre avait d'ailleurs assuré en janvier que "tant que la crise le rendra nécessaire, on protégera les emplois avec l'activité partielle", précisant que "la priorité, c'est de protéger les emplois". "Il n'y a aucun doute : le 'quoi qu'il en coûte' durera aussi longtemps que la crise le nécessitera", avait-elle ajouté.

Lors de sa visioconférence mardi avec les organisations syndicales et patronales, la ministre du Travail a également annoncé que "des concertations sectorielles seraient menées dès la semaine prochaine pour préparer la levée progressive des restrictions sanitaires et adapter de manière pertinente le niveau de soutien aux entreprises dans la perspective de ces allègements".

La ministre a aussi "présenté pour discussion différents scénarios d'évolution (arrêt, dégressivité ou prolongation en l'état)" des aides à l'embauche du plan "un jeune, une solution", qui ont permis de recruter près d'1,3 million de moins de 26 ans en CDI ou CDD de plus de trois mois entre août et janvier. Ces pistes seront "tranchées lundi lors de la Conférence de dialogue social autour du Premier ministre", indique le ministère
 

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