La Poste : forte hausse du prix des timbres au 1er janvier 2018

La Poste : forte hausse du prix des timbres au 1er janvier 2018
Un chauffeur routier manifeste à Donges près de Saint-Nazaire, le 25 septembre 2017

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 octobre 2017 à 19h00

CONSOMMATION. La Poste a annoncé jeudi que les tarifs du courrier augmenteront de 4,7% en moyenne au 1er janvier 2018, le prix des timbres ordinaires augmentant deux fois plus.



De moins en moins fréquents, les envois de courrier coûtent de plus en plus chers aux Français. Et cela va empirer. À partir du 1er janvier 2018, les tarifs du courrier subiront une hausse de 4,7% en moyenne, a annoncé jeudi 19 octobre La Poste.

Les ménages français dépensant en moyenne environ 43 euros par an en produits postaux, l'impact de la hausse sera limité à moins de 3 euros par an et par ménage, a affirmé le groupe public.

QUELS PRIX POUR 2018 ?

Dans le détail, le prix du timbre vert pour les particuliers passera de 73 à 80 centimes (+9,6%). Celui du timbre rouge, pour une lettre prioritaire théoriquement distribuée le lendemain, grimpera de 85 à 95 centimes (+11,8%). La Poste parle d'"avantage tarifaire" pour évoquer l'écart de prix entre les timbres vert et rouge, qui va passer de 12 à 15 centimes. Et ceux qui les achèteront en ligne paieront 3 centimes de moins, au lieu de 2 jusqu'à présent.

Quant à l'"Ecopli", formule la moins chère pour un envoi en quatre jours en moyenne, il va augmenter de 71 à 78 centimes (+9,9%).

Nouveauté de l'année : on pourra pour 40 centimes acheter un autocollant de "suivi" à partir du 1er mars, qui pourra être apposé sur tous ses envois, prioritaires ou pas, afin de disposer d'informations sur leur acheminement et leur distribution.

Les tarifs des colis postaux classiques (Colissimo), qui étaient restés stables cette année, augmenteront de 1,5% au 1er janvier, tandis que ceux du courrier publicitaire, qui eux aussi étaient inchangés, progresseront de 1,8%, a précisé La Poste.

POURQUOI UNE TELLE AUGMENTATION ?

À l'origine, La Poste ne devait augmenter ses prix que de 1,5%. Pourquoi une telle hausse des prix est-elle possible ? Grâce à une autorisation de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), seul habilité à fixer les augmentation de tarifs.

En 2014, le gendarme du secteur avait autorisé des hausses annuelles de 3,5% en plus de l'inflation pour la période 2015-2018, afin d'aider La Poste à maintenir ses marges. Le volume de courrier traité chute en effet annuellement de 5 à 6 %, ce qui revient à une perte d'un demi-milliard d'euros de chiffre d'affaires tous les ans. Les hausses des tarifs sont ainsi censées compenser en partie les pertes.

Après une forte augmentation en 2015 (+15% pour une lettre prioritaire), puis deux autres plus modérées en 2016 et 2017, l'enveloppe était presque épuisée. Il ne restait alors plus pour La Poste qu'un potentiel de hausse de 1,5 % maximum pour début 2018. Mais une "règle de comptabilité réglementaire" de l'Arcep, a permis d'effacer l'enveloppe précédemment conclue.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.