La pollution de l'air diminue mais continue de tuer des centaines de milliers d'Européens

La pollution de l'air diminue mais continue de tuer des centaines de milliers d'Européens
Vue aérienne de Lyon, le 22 janvier 2017.

, publié le lundi 23 novembre 2020 à 14h04

Depuis le début des années 2000, les émissions des principaux polluants atmosphériques, notamment les oxydes d'azote (NOx) ont considérablement diminué en Europe. Mais l'OMS considère malgré tout que 99% des habitants de l'UE respirent des particules d'ozone supérieures aux recommandations.

379.000 morts pour les particules fines, 54.000 pour le dioxyde d'azote, 19.400 pour l'ozone...

Le bilan de la pollution de l'air a beau avoir largement diminué en dix ans, il est resté de plus de 450.000 en 2018, a relevé lundi 23 novembre l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans un rapport.

La pollution de l'air est la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens, cause de maladies respiratoires et cardiovasculaires mortelles, a rappelé l'étude. Même si en dix ans la qualité de l'air s'est sensiblement améliorée sur le continent. Sur les dix dernières années étudiées (2009-2018), le nombre de décès dus aux principaux polluants sont pour la plupart en baisse.


Dans l'Europe des 28 (UE et Royaume-Uni), l'AEE note que le nombre de décès liés aux particules fines PM 2,5 (particules en suspension dans l'air dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) est ainsi passé de 417.000 en 2009 à 379.000 en 2018. Pour le seul dioxyde d'azote (NO2), gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, les décès prématurés ont diminué d'environ 54% au cours de la dernière décennie, passant de 117.000 à 54.000. Un point noir toutefois: pour les particules d'ozone (O3), la tendance est à la hausse avec 19.400 décès prématurés en 2018, soit une hausse de 24% depuis 2009.

Depuis le début des années 2000, les émissions des principaux polluants atmosphériques, notamment les oxydes d'azote (NOx) ont considérablement diminué en Europe, rappelle l'agence basée à Copenhague. "L'amélioration de la qualité de l'air grâce aux politiques de climat et d'environnement est une bonne nouvelle mais toute bonne nouvelle a son revers et on ne peut ignorer que le nombre de morts prématurées est encore beaucoup trop élevé", a souligné le Commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, cité dans le rapport.

En 2018, 34% des habitants en zone urbaine respiraient encore des particules d'ozone supérieures aux standards européens. Les critères européens sont moins stricts que ceux de l'Organisation mondiale de la santé, selon lesquels 99% des habitants de l'UE respiraient des particules d'ozone supérieures aux recommandations.

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