La nouvelle ambition folle du fils d'Anne Hidalgo

La nouvelle ambition folle du fils d'Anne Hidalgo©Panoramic

publié le mardi 16 mars 2021 à 19h28

Arthur Germain, le troisième fils d'Anne Hidalgo, la maire de la ville de Paris, s'est lancé un nouveau défi après avoir déjà traversé la Manche à l'âge de 16 ans : descendre la Seine en un peu plus de 50 jours avec un objectif bien précis en tête. 

"Je fais aussi ces défis pour me prouver à moi-même que je ne suis pas que "le fils de" comme je l'entends depuis toujours". Tel est le message d'Arthur Germain, le troisième fils de la maire socialiste de la ville de Paris, Anne Hidalgo, et de Jean-Marc Germain, ancien député PS des Hauts-de-Seine, confié au Figaro ce 15 mars 2021.

Celui qui détient le record du plus jeune Français à avoir traversé la Manche en 9h47, à 16 ans (en juillet 2018), s'est en effet mis en quête d'un nouvel objectif : celui de descendre les 774 kilomètres de la Seine au cours de cette année 2021.   

Une telle performance n'a jamais été réalisée jusqu'ici mais n'effraie pas le jeune homme de 20 ans, qui souhaite donner une dimension écologique à sa nouvelle prouesse sportive. Auprès du Parisien, le 16 mars, le fils de l'édile socialiste affirme vouloir simplement sensibiliser autrui "à l'eau et à la nature". "Je ne veux ni diaboliser les industriels ni culpabiliser. Je souhaite au contraire montrer que la Seine mérite d'être préservée pour sa richesse, et que l'on ne profite de la diversité qu'elle offre qu'en la respectant." Une prise de conscience intervenue un an auparavant au Sénégal, alors qu'il participait à une course dans les eaux polluées de Dakar, le cimetière des déchets d'Afrique du Nord, pour une association parisienne. 


Objectif : nager 15 kilomètres par jour    

Pour atteindre son objectif, Arthur Germain commencera à nager du côté de de Source-Seine (Côte-d'Or) le 6 juin 2021. Il espère ensuite arriver au Havre le 28 juillet et ainsi descendre la Seine en l'espace de 52 jours en tenant un rythme de 15 kilomètres par jour. Un défi lui ayant valu d'être pris "pour un fou" dans son entourage. "De toute manière, je n'ai pas laissé le choix à mes parents. C'est ma manière de vivre. Je m'en voudrais plus de ne pas tenter ce défi", confie-t-il au Parisien.

Tout en s'entraînant quatre heures par jour dans les bassins parisiens, Arthur Germain doit également gérer les détails administratifs. Ces préparatifs ont débuté dès juin 2020, afin d'obtenir les autorisations nécessaires auprès des 340 communes traversées par la Seine, mais également auprès des Voies navigables de France (VNF) ou encore des préfectures. "C'était long, j'ai harcelé beaucoup de personnes. Les gros problèmes sont les écluses, et aussi Paris et Rouen, que l'on ne peut traverser qu'entre 6 et 10 heures du matin" explique-t-il au Parisien. Arthur Germain est d'ailleurs encore dans l'attente de l'accord de la ville de Paris. Mais il souhaite y parvenir sans l'aide de sa mère, toujours dans l'optique de se décoller cette étiquette de "fils de" parfois difficile à supporter. 

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