La mobilisation anti pass sanitaire en baisse

La mobilisation anti pass sanitaire en baisse
Des manifestants anti pass sanitaire se sont mobilisés dans tout le pays
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publié le samedi 25 septembre 2021 à 18h45

Pour la onzième semaine consécutive, ce samedi a été synonyme de mobilisation contre le pass sanitaire.

Dans la capitale, ils étaient quelques milliers à manifester ce samedi contre la mise en place du pass sanitaire ainsi que l'obligation vaccinale des soignants, a constaté un journaliste de l'AFP. Le cortège, qui a rallié la gare de Lyon (XIIe arrondissement) au Sacré Coeur (XVIIIe arrondissement) était encadré par un important dispositif policier. 

A Paris, quatre cortèges étaient attendus d'après une source policière.

Dans tout le pays, selon la même source, entre 60.000 et 80.000 manifestants étaient attendus.


Une mobilisation en baisse 
Des manifestations ont notamment eu lieu à Boulogne, Lille, en Guadeloupe ou encore Troyes. 

A Marseille, quelque 800 manifestants, selon la préfecture, ont défilé dans le centre-ville depuis le Vieux-Port. Il s'agit de la plus faible participation pour ces manifestations contre le pass sanitaire dans la cité phocéenne depuis le premier épisode de ce mouvement, le 17 juillet. Il y a une semaine, il y avait encore 1.500 manifestants, contre jusqu'à 6.000 en août.

La mobilisation était également en baisse à Nantes (1.100) et Rennes (650).

A Bordeaux, plus d'un millier de personnes ont défilé, selon la police - contre près de 3.000 au début du mois - derrière une banderole géante "Liberté, vérité, souveraineté".

Manque de "confiance"
"On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là", ont scandé les manifestants en quittant l'esplanade de la Gare de Lyon. Parmi eux, selon un journaliste de l'AFP, un homme déguisé en Jésus Christ portant une croix en forme de rails sur laquelle figure l'inscription "Arbeit Macht Frei" (le travail rend libre) et "halt Pass".

"Je manifeste chaque week-end car notre liberté a été spoliée", explique Annick Gauthier, 65 ans, venue en groupe du Val-de-Marne avec quelques amis "gilets jaunes".

"Je manifeste contre Macron et ses mesures liberticides. Moi je ne suis pas vacciné, je n'ai pas confiance. Mais je serai peut être obligé si les tests deviennent payants", a raconté Tristan, retraité de 72 ans, "gilet jaune de la première heure".

Le pass sanitaire est devenu obligatoire le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes. Il a ensuite été étendu aux hôpitaux sauf urgences, aux bars et restaurants, aux grands centres commerciaux sur décision préfectorale et le 30 août aux 1,8 million de salariés au contact du public. Un projet de loi pour proroger le pass sanitaire au-delà du 15 novembre sera présenté le 13 octobre en Conseil des ministres. Le 30 septembre, il doit être étendu aux 12-17 ans.

Cette nouvelle journée de mobilisation intervient alors que plus de 50 millions de Français ont reçu au moins une injection du vaccin.

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