La manifestation du 26 mai "n'a pas été la marée promise", estime Olivier Faure

La manifestation du 26 mai "n'a pas été la marée promise", estime Olivier Faure
"Il ne faut pas priver le mouvement social de son autonomie".

Orange avec AFP, publié le lundi 28 mai 2018 à 16h09

Invité du "Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, renvoie dos à dos Macron, "populiste BCBG" et Mélenchon, "Jupiter radical".

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a renvoyé dos à dos dimanche Emmanuel Macron, "populiste BCBG" et "Jupiter libéral", et Jean-Luc Mélenchon, "Jupiter radical", qui, selon lui, "se sont choisis comme épouvantail réciproque".

"Emmanuel Macron a incarné une forme de dégagisme, qui, à bien des égards, continue en stigmatisant les corps intermédiaires, en voulant s'imposer dans un rapport direct à l'opinion. C'est un populisme BCBG mais un populisme malgré tout", a-t-il lancé lors du "Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI.

Jean-Luc Mélenchon "n'arrive pas à rassembler" la gauche

"On a, d'un côté, un président qui rentre dans la provocation et cherche à radicaliser" l'opposition "et de l'autre un tribun au talent reconnu mais qui n'arrive pas à rassembler" la gauche, "y compris les Français qui ont voté Emmanuel Macron mais qu'il faudrait ramener vers la gauche", selon M. Faure. 

Pour Le premier secrétaire du PS, Jean-Luc Mélenchon "n'a pas la capacité aujourd'hui à être le centre de gravité d'une gauche qui pourrait revenir aux responsabilités, il n'a pas cette crédibilité", a encore jugé le député de Seine-et-Marne. 

"Nous ne sommes pas en état de gouverner ensemble"

"Un front populaire suppose une convergence des buts, pas seulement des luttes", a-t-il glissé en référence au "front populaire" appelé de ses vœux par le chef de file de la France Insoumise. Aujourd'hui, "nous ne sommes pas en état de gouverner ensemble" avec LFI, a-t-il aussi souligné.

Interrogé sur la manifestation de samedi à l'appel d'une soixantaine de partis, notamment La France Insoumise, syndicats, associations, M. Faure a considéré que cela "n'a pas été la marée promise", "même scénario qu'en décembre". "Jean-Luc Mélenchon a échoué à emmener derrière lui la majorité de Français qui soutiennent le combat pour les hôpitaux, les Ephad et les prisons car ils ont le sentiment que le service public est notre bien commun", a-t-il estimé.

Le PS a fait le choix de ne pas aller manifester samedi, a réaffirmé son premier secrétaire, car "il ne faut pas priver le mouvement social de son autonomie".

Aux manifestations, M. Faure a dit préférer d'autres modes d'expression, indiquant que les militants PS allaient par exemple organiser "des rencontres avec les personnels hospitaliers pour amener les projecteurs sur ces établissements qui souffrent aujourd'hui".

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