La maîtrise de l'orthographe, un critère de taille pour les employeurs

La maîtrise de l'orthographe, un critère de taille pour les employeurs
76% des employeurs déplorent les lacunes d'orthographe de leurs salariés

publié le lundi 25 octobre 2021 à 17h30

Bien s'exprimer à l'écrit comme à l'oral est un atout précieux en entreprise.

Attention à ne pas fauter, au risque de voir sa candidature rejetée.

Selon une enquête Ipsos* pour l'organisme de formation en orthographe Projet Voltaire, savoir s'exprimer à l'oral comme à l'écrit est un enjeu majeur dans le monde du travail. Ainsi, selon l'étude, 86 % des employeurs estiment en effet que la maîtrise de la langue française est une compétence prioritaire dans leur secteur d'activité.

Et pour 73 % d'entre eux, la maîtrise orale de la langue française lors d'un entretien de recrutement est indispensable, contre seulement 33 % à avoir cette exigence pour l'anglais.


Par ailleurs, la qualité d'expression écrite et orale et une bonne orthographe se place dans le top 5 des critères de recrutement, quasiment au même niveau que les compétences techniques.

Des lacunes qui mettent en difficulté les entreprises
Autre chiffre clef de cette étude : 76 % des employeurs se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes. Ils estiment qu'elles ont des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises.

La qualité de l'expression écrite et orale apparaît pourtant encore plus nécessaire en cette période de crise sanitaire avec l'augmentation massive du télétravail et des échanges à distance.

"Celui qui fait beaucoup de fautes perd du crédit, est pris moins au sérieux", explique un employeur cité dans l'étude.

Les fautes "donne(nt) une mauvaise image de la personne", souligne un autre employeur. Elles "renvoient à une idée de quelqu'un de brouillon, non rigoureux. J'ai moins confiance dans une personne avec une mauvaise orthographe. (C'est une) certaine forme de négligence."

*Enquête réalisée en ligne en deux vagues en mai et septembre 2021 auprès de 2504 décideurs en entreprises de plus de 50 salariés.

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