La jauge de 30 personnes confirmée pour les cérémonies religieuses

La jauge de 30 personnes confirmée pour les cérémonies religieuses
(Photo d'illustration)

, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 16h14

La limite de 30 personnes pour les offices religieux est une "mesure irréaliste et inapplicable", estime la Conférence des évêques de France, qui "réclame une véritable concertation" et se dit sinon prête à "utiliser les moyens de droit appropriés".

Comme les magasins, les lieux de cultes pourront rouvrir au public samedi 28 novembre. Mais contrairement à ce qu'avaient annoncé la veille les différents responsables religieux, la jauge de 30 personnes s'appliquera bien pour les cérémonies religieuses dans un premier temps, a affirmé jeudi 26 novembre le Premier ministre Jean Castex lors de sa conférence de presse durant laquelle il a détaillé l'allègement du confinement.

La reprise des cérémonies religieuses avec public, suspendues pendant le confinement "ne peut être que progressive", a déclaré le chef du gouvernement. "Ces lieux accueilleront d'abord 30 personnes, dans le respect des règles sanitaires", a-t-il poursuivi. "Puis cette jauge évoluera progressivement, en fonction de la situation sanitaire et de l'échéance du 15 décembre", selon lui.

"Comme d'autres établissements recevant du public, il pourra s'agir d'une jauge en fonction de la capacité globale d'accueil du lieu", a encore déclaré M. Castex, précisant que "les discussions se poursuivent avec les autorités religieuses ". "Les lieux de culte ont été en France comme ailleurs des lieux de contamination", et "la circulation virale demeure encore forte", a-t-il fait valoir, pour expliquer ces décisions.

Mercredi, plusieurs responsables de culte, notamment l'épiscopat catholique, avaient protesté contre ce nombre de 30 personnes, jugé trop restrictif, préférant que la jauge soit fonction de la taille de l'édifice. Ils avaient indiqué qu'une nouvelle proposition devait leur être faite jeudi matin. "Il n'en est rien", a déploré la Conférence des évêques de France (CEF, catholiques) dans un communiqué, regrettant une mesure "qui demeure irréaliste et inapplicable". "Traiter ainsi les religions, c'est considérer comme accessoire la foi de millions de croyants", a-t-elle estimé, réclamant une "véritable concertation".

"Les protocoles présentés par les différentes religions auraient pu permettre des décisions plus facilement applicables et équitables", selon l'épiscopat, qui juge que traiter ainsi les religions est "une grave erreur pour notre société tout entière". La CEF "réclame une véritable concertation" et se dit sinon prête à "utiliser les moyens de droit appropriés", prévient-elle.

De son côté, le Conseil national des évangéliques de France a souligné, sur Twitter, "qu'il aurait été préférable d'établir une mesure proportionnée aux capacités d'accueil des lieux de culte".

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