La hausse de la taxe foncière se poursuit

La hausse de la taxe foncière se poursuit
Vous avez jusqu'au 16 octobre 2017 pour payer votre taxe foncière (21 octobre en ligne).

Orange avec AFP, publié le jeudi 12 octobre 2017 à 14h00

Selon une étude de l'Union des propriétaires immobiliers (UNPI), révélée par Le Parisien, la taxe foncière a bondi de 14% en moyenne en France entre 2011 et 2016. La hausse, malgré de fortes disparités entre les villes, s'est poursuivie en 2017 et pourrait encore s'accélérer avec l'exonération programmée de la taxe d'habitation.

"Au niveau national, la taxe foncière (hors taxes d'enlèvement sur les ordures ménagères) grimpe de 14% entre 2011 et 2016", explique au quotidien le président de l'UNPI, Jean Perrin.

"Comparée à la période 2009-2014 où nous avions enregistré une flambée de 16 % - hors taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères payable par le locataire -, on note une légère amélioration qu'il faut malheureusement relativiser puisque la taxe foncière reste le seul indice en augmentation alors que tous les autres baissent (taux d'intérêt, inflation estimée à 3,03% sur la période...)".

LILLE EN HAUT DU CLASSEMENT

La taxe foncière est calculée chaque année à partir de la valeur locative cadastrale du logement, à laquelle sont appliqués des taux d'imposition votés par les collectivités locales, les communes essentiellement. D'où de fortes disparités selon les territoires. "Si certaines communes s'assagissent, d'autres dérapent lourdement et nous obligent à tirer la sonnette d'alarme", s'inquiète Jean Perrin.



De 2011 à 2016, c'est la ville de Lille qui enregistre la plus forte hausse (+32%). Suivent loin derrière, Argenteuil (Val-d'Oise, +23,30%), Nantes (+20,75%), Créteil (Val-de-Marne, +20,43%) et Saint-Denis (20,37%). À l'inverse, Saint-Étienne (+6,4%), Nice (+6,5%), Asnières (7,5%) et Paris enregistrent des hausses moins prononcées sur cette période.



"On assiste à un cercle vicieux où les villes et les départements les moins peuplés sont contraints de compenser leur manque à gagner par des augmentations de la taxe foncière", s'inquiète Jean Perrin. "Ce qui accroît encore davantage les distorsions entre les territoires". Autre source d'inquiétude : la suppression programmée sur trois ans annoncée de la taxe d'habitation pour 80% des Français en trois ans devrait se traduire par de nouvelles hausses de la taxe foncière. "Et comme 57 % des Français sont propriétaires de leur résidence principale, cela revient à taxer plus sévèrement un contribuable sur deux".



Concrètement, la réforme de la taxe d'habitation devrait démarrer par une première baisse de 30% en 2018, puis de 65% en 2019. Soit un coût de 3 milliards d'euros l'an prochain, puis 6,6 milliards d'euros, et 10,1 milliards en 2020. Vous avez jusqu'au 16 octobre pour vous acquitter de votre taxe foncière et jusqu'au 21 octobre en cas de paiement sur Internet.

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