La France va "planter 50 millions d'arbres" pour reboiser ses forêts, annonce Julien Denormandie

La France va "planter 50 millions d'arbres" pour reboiser ses forêts, annonce Julien Denormandie©PHILIPPE DESMAZES / AFP
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, publié le mardi 22 décembre 2020 à 14h25

Le ministre de l'Agriculture a lancé mardi "le plus grand plan de reboisement depuis l'après-guerre", doté de 200 millions d'euros. 

Deux cents millions d'euros pour planter 50 millions d'arbres. Mardi 22 décembre sur France Inter, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a annoncé le lancement du "plus grand plan de reboisement depuis l'après-guerre" des forêts françaises.

Ce plan doit permettre de donner les moyens à l'ONF (Office national des forêts) d'exercer ses missions.



"On lance aujourd'hui le plus grand plan de reboisement depuis l'après-guerre : on met 200 millions d'euros pour reboiser nos forêts, pour faire en sorte de planter 50 millions d'arbres, pour donner des nouveaux moyens d'actions à l'ONF, notamment les nouvelles technologies qui permettent de faire des gestions forestières", a ainsi indiqué le ministre. "Un tel plan d'action pour les forêts n'avait jamais été connu depuis l'après-guerre où on a beaucoup replanté dans notre pays, notamment avec des résineux", a-t-il ajouté. 

"La forêt dans notre territoire a doublé en superficie depuis le 19e siècle. Mais elle est malade", a expliqué Julien Denormandie, citant notamment la sécheresse ou les scolytes, des insectes qui parasitent de nombreux arbres. "Donc il faut l'accompagner, il faut reboiser. Sauf que l'ONF n'a pas forcément les moyens de replanter autant qu'il le faudrait", a-t-il poursuivi. "Il y a aujourd'hui un équilibre financier à l'ONF qui n'est plus assuré. Chaque année il y a une dette qui s'accumule", a ajouté le ministre. 

Au-delà du plan de reboisement, il faut, selon le ministre "prendre des décisions, dont certaines résultent d'un contrat d'objectifs, avec un certain nombre de suppressions de postes". Il faut également "faire des modifications au sein de l'ONF" : "donner plus de possibilités aux agents sur le terrain et moins de lourdeur administrative", a-t-il indiqué. 
 

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