La France achète six nouveaux avions bombardiers d'eau pour lutter contre les incendies

La France achète six nouveaux avions bombardiers d'eau pour lutter contre les incendies
La Sécurité civile dispose actuellement d'une flotte aérienne comptant 23 avions bombardiers d'eau (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le mercredi 26 juillet 2017 à 07h49

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé la commande lors d'un déplacement en Haute-Corse, où il a rencontré des pompiers.


Gérard Collomb a annoncé mardi 25 juillet la commande de six nouveaux avions bombardiers d'eau de type Dash 8, pour lutter contre les incendies.

La flotte "est aujourd'hui suffisante en France", mais doit "faire l'objet à chaque fois d'un entretien quand elle revient à terre", a déclaré le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu à Biguglia, en Haute-Corse, où les pompiers luttent depuis lundi contre un incendie qui a déjà détruit quelque 1 800 hectares de gros maquis.

La Sécurité civile dispose actuellement d'une flotte aérienne comptant 23 aéronefs bombardiers d'eau, soit 12 Canadair, 9 Tracker et 2 Dash. Elle a demandé à l'Union européenne deux avions Canadair en renfort, dont un est arrivé en Corse depuis l'Italie en début de soirée.

"CETTE ANNONCE NE NOUS RASSURE PAS"

Plus tôt dans la journée, le maire de Biguglia vait assuré sur France Info que la "catastrophe" aurait pu être évitée si les Canadair étaient intervenus plus tôt. Un syndicat de pilotes de Canadair avait d'ailleurs interpellé la Sécurité civile au sujet du "manque d'avions bombardiers d'eau". Les appareils sont restés au sol en raison d'un "manque de pièces détachées", dénonce Stéphan le Bars, le représentant du syndicat SNPNAC dans le Gard. Le syndicat a menacé de déposer un préavis de grève.

"Cette annonce ne nous rassure pas, parce que nous l'attendons depuis 2010", déplore de son côté Éric Faure, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, sur France Info. "Ces avions seront livrés sur plusieurs années, le premier pas avant 2019, c'est-à-dire pas avant deux étés", ajoute-t-il. "Il faudra continuer à travailler pendant plusieurs années avec les avions actuels, avec une maintenance plus difficile lorsqu'ils sont soumis à des rotations intenses comme maintenant."

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