La Française expulsable d'Irak "n'est pas une jihadiste", affirme son avocat

La Française expulsable d'Irak "n'est pas une jihadiste", affirme son avocat

Melina Boughedir, le 19 février 2018 dans un tribunal à Bagdad

AFP, publié le mardi 20 février 2018 à 11h17

La Française Melina Boughedir, dont la justice irakienne a ordonné lundi l'expulsion après sa condamnation pour entrée illégale en Irak, "n'est pas une jihadiste", a assuré mardi son avocat Vincent Brengarth, saluant une décision "assez juste" qui évite à sa cliente la peine de mort.

"Ma cliente n'est pas une jihadiste, elle a été jugée pour des faits d'entrée irrégulière sur le territoire (...). La justice irakienne a estimé qu'elle n'avait pas de charges suffisantes pour la poursuivre pour des faits de terrorisme", a dit M. Brengarth sur RTL.

Condamnée à sept mois de prison, Mélina Boughedir, 27 ans, a été libérée, sa peine étant couverte par sa détention préventive. La Française avait été arrêtée cet été à Mossoul, l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI) dans le nord du pays, avec ses quatre enfants. Trois d'entre eux ont été rapatriés.

"Cette décision me semble assez juste, assez adaptée. On échappe au moins à la peine de mort", prévue par le droit irakien pour les faits de terrorisme, a dit l'avocat.

Me Brengarth, qui défend Mme Boughedir avec William Bourdon, ignore la date de son retour en France. "Certains parlent d'une fin d'exécution de la peine fin février, d'autres pensent (à un retour) un peu plus imminent", a-t-il affirmé.

La jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", selon une source judiciaire. 

Elle devrait être placée en garde à vue et entendue par les services antiterroristes à son arrivée en France, selon une source proche du dossier.

"Il n'est pas question de la faire échapper à la justice française. Elle doit être jugée (...) en France et elle le sera", a dit son avocat.

Me Brengarth, qui n'a pas pu encore parler directement avec sa cliente, assure qu'"elle regrette son départ" et dit avoir été "sous l'influence de son compagnon" qu'elle décrit comme "cuisinier chez Daesh".

Quelques dizaines de Français soupçonnés d'avoir été membres de l'EI se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d'après une source proche du dossier.

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24 commentaires - La Française expulsable d'Irak "n'est pas une jihadiste", affirme son avocat
  • Ben voyons! Elle faisait du tourisme en Irak!

    Bin tiens elle est partie juste avec une brosse à dents en all exclusiv !!!!!!!

  • Si l'action terroriste n'a pas été retenue contre elle il y a au moins l'intention. Mossoul n'est quand même pas une destination pour touristes depuis de nombreuses années.

  • que faisait elle là bas rien que d'y être dans ce cadre et contexte la positionne sans conteste du côté de l EI dont elle en épouse l'homme et ses thèses donc contre son propre pays et en plus elle y est de façon clandestine donc preuve qu'elle y est allée volontairement et qu'elle y serait encore si le vent n'avait pas mal tourné pour ces assassins

  • ils et elles sont tous/toutes innocents ! on connait la chanson

  • Qu elle connerie de la laisser revenir en France En premier c est une djihadiste elle a partagée leurs opinions meme et c est a voir si elle n a jamais porté d armes Deuxio qui va payer pour elever ses enfants la CAF et pour elle l on va bien trouver qu elle a droit a une allocation quelquonque a la charge des Français lamda IL FAUT LA LAISSER LA BAS elle a voulu y aller qu elle y reste