La force française Barkhane neutralise plusieurs dizaines de jihadistes au Mali et au Burkina Faso

La force française Barkhane neutralise plusieurs dizaines de jihadistes au Mali et au Burkina Faso
Un soldat de la force française Barkhane au Burkina Faso, le 11 novembre 2019.
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, publié le jeudi 09 janvier 2020 à 20h45

"Ces succès opérationnels ont permis de réduire significativement la capacité de nuisance des groupes armés terroristes dans la région", s'est félicité l'état-major.

"Plusieurs opérations ont permis de porter des coups durs aux groupes armés terroristes ces dernières semaines", a déclaré jeudi 9 janvier le porte-parole de l'état-major français. Ces opérations, qui ont été menées par la force français Barkhane dans le centre du Mali et dans le nord du Burkina Faso, ont permis la "neutralisation" de plusieurs dizaines jihadistes, a précisé l'état-major, à quelques jours de la tenue du sommet de Pau, où le président Emmanuel Macron recevra ses homologues du Sahel pour évoquer la dégradation de la situation sécuritaire dans cette région.



Une dizaine de jours après une première opération qui avait permis la "neutralisation" de 40 jihadistes dans la région malienne de Mopti, les 20 et 21 décembre, une autre opération a été conduite fin décembre dans la même zone à la suite du repérage du "rassemblement de plusieurs terroristes", a souligné le colonel Frédéric Barbry.

"Un assaut héliporté a permis aux commandos de Barkhane, appuyés par une patrouille (d'hélicoptères) Tigre et de Gazelle, de mettre hors de combat six terroristes", a-t-il détaillé. En outre, "trois individus armés qui s'exfiltraient ont été frappés par un drone Reaper" français, a-t-il ajouté. 


"Dans la nuit du 4 au 5 janvier, dans la région de Serma (centre du Mali), une frappe de Mirage 2000 suivie d'un assaut héliporté a permis de neutraliser une dizaine de terroristes et de détruire une quinzaine de motos", a annoncé le porte-parole de l'état-major français. La forêt de Serma est réputée servir de sanctuaire à la katiba éponyme, soupçonnée d'être impliquée dans des attaques dans la région et les pays voisins, particulièrement au Burkina Faso.

Pour la première fois, Barkhane a également mené une opération aérienne conjointe avec l'armée burkinabè. "Le 24 décembre dernier, en réaction à une attaque du contingent militaire burkinabé à Arbinda (nord), une patrouille de deux Mirage 2000D a décollé de Niamey sur alerte pour réaliser pour la première fois une opération conjointe avec les forces aériennes burkinabé", a déclaré le colonel Barbry, qui a souligné "un bel exemple de la montée en gamme de nos partenaires". L'un des avions français a détecté "un groupe d'une dizaine de motos ennemies" et "a guidé l'avion burkinabè (un Tucano, NDLR) vers la cible de façon à ce qu'il puisse la neutraliser", a-t-il poursuivi. Une dizaine de jihadistes ont été mis "hors de combat" lors de cette opération, a précisé le colonel Barbry. 

"Ces succès opérationnels ont permis de réduire significativement la capacité de nuisance des groupes armés terroristes dans la région et d'entraver leur liberté d'action", s'est félicité l'état-major. "La force Barkhane et ses alliés continuent plus que jamais le combat, ensembles, avec pour objectif de restaurer des conditions sécuritaires favorables au retour de la gouvernance des États dans la bande sahélo-saharienne", a-t-il conclu. 
 

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