"La flamme que vous avez allumée ne s'éteindra pas" : Emmanuel Macron rend hommage à Daniel Cordier

"La flamme que vous avez allumée ne s'éteindra pas" : Emmanuel Macron rend hommage à Daniel Cordier
Emmanuel Macron devant le cercueil de Daniel Cordier, le 26 novembre 2020 dans la cour des Invalides.

, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 16h59

Emmanuel Macron a présidé jeudi après-midi la cérémonie d'hommage national aux Invalides à Daniel Cordier, ancien résistant et secrétaire de Jean Moulin, décédé vendredi à l'âge de 100 ans.

Daniel Cordier était un homme "prêt à tous les sacrifices pour que la France resta la France", a salué Emmanuel Macron, au cours de son éloge funèbre jeudi 26 novembre lors de la cérémonie d'hommage national à l'ancien résistant




Une cérémonie qui s'est tenue dans la cour des Invalides en petit comité, en raison de la crise du Covid-19. Seule une trentaine de personnes, dont le dernier Hubert Germain qui, à 100 ans, est le dernier des 1.038 Compagnons de la Libération encore en vie, y ont assisté.

 Parmi les invités figuraient également l'ex-président François Hollande, les présidents du Sénat Gérard Larcher et de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, le Premier ministre Jean Castex, les ministres des Armées Florence Parly et de la Culture Roselyne Bachelot, la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq et le chef d'Etat major des Armées, le général François Lecointre. Une dizaine de membres de la famille et de proches de Daniel Cordier étaient également présents.

Au cours de son discours d'une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron a retracé le parcours de Daniel Cordier. Né le 10 août 1920, il est l'un des tout premiers Français, à 19 ans, à rejoindre les Forces françaises libres à Londres. Parachuté en France en 1942, il est embauché comme secrétaire par Jean Moulin à Lyon et reste au service de cette figure de la Résistance jusqu'à l'arrestation de ce dernier en juin 1943. Après la guerre, il est devenu un marchand de tableaux d'art contemporain et galeriste réputé. Il est mort vendredi 20 novembre à l'âge de 100 ans. 

"La vie de Daniel Cordier est un roman d'aventures", a souligné le chef de l'Etat, saluant son "amour de la patrie", tout en rappelant son passé nationaliste. "Cet amour prit d'abord la forme d'un nationalisme ombrageux. Oui, on peut combattre le nazisme de toutes ses forces, porter haut la tolérance et l'humanisme, et avoir été un moment nationaliste et anti-républicain", a-t-il estimé. 


"Avec quelques autres, il a permis à la France de reprendre possession de son destin. (...) Alors, cher Daniel, la flamme que vous avez allumée avec vos compagnons, ne s'éteindra pas. J'y veillerai", a-t-il conclu, avant de se rendre devant le cercueil pour une minute de silence, l'air visiblement ému.  Le Chœur de l'armée française a ensuite entonné une Marseillaise et Le Chant des partisans, l'hymne de la Résistance pendant l'Occupation.


A la fin de son discours, Emmanuel Macron s'est adressé à Hubert Germain, en chaise roulante et portant le béret vert de la Légion étrangère: "Je compte sur vous. Et, vous le savez, vous ne serez jamais seul".

Le chef de l'Etat avait rencontré à plusieurs reprises Daniel Cordier, qui sera inhumé vendredi au cimetière parisien du Père Lachaise, à qui il avait remis le 18 juin 2018 la Grande Croix de la Légion d'honneur. 
 

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