La crise sanitaire provoque une ruée sur les maisons à la campagne

La crise sanitaire provoque une ruée sur les maisons à la campagne
Une maison à Belle-Île, en Bretagne.
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publié le jeudi 27 mai 2021 à 17h30

Les ventes ont augmenté de 6,6% en un an. Selon un professionnel du secteur, cet "exode inversé", provoqué par la crise, va se poursuivre dans les prochaines années. 

Entre les confinements successifs et l'essor du télétravail, la crise sanitaire a bouleversé le mode de vie des Français.

Une perturbation qui s'est parfois traduite par un changement profond de façon de vivre et... une ruée sur les maisons à la campagne. En 2020, la fédération nationale des organes de régulation du foncier (FNSafer) a ainsi relevé un "nombre record" de transactions portant sur des "maisons à la campagne", c'est-à-dire un bien bâti à usage de résidence (principale ou secondaire) vendu avec un terrain agricole ou naturel de moins de 5 hectares, libre de bail, acquis par des non-agriculteurs.



En 2020, pas moins de 111.930 transactions ont été enregistrées, un chiffre en hausse de 6,6% sur un an, a indiqué la FNSafer jeudi 27 mai lors de la présentation de son rapport annuel des marchés fonciers ruraux. Le montant total des transactions s'est élevé à 23,5 milliards d'euros, ce qui représente une hausse de +12,1% sur un an. Le prix moyen de chaque lot s'élève à 182.000 euros (+6,4%), pour une surface moyenne de 5.620 m². L'âge moyen des acquéreurs a augmenté de 7 mois, passant à 44 ans et 8 mois.

Ce marché a été "dopé par la recherche d'espace, l'essor du télétravail voire le changement de résidence principale", explique Loïc Jégouzo, ingénieur d'études. "Nombreux sont nos concitoyens qui souhaitent changer de lieu de vie et de façon de vivre", a souligné de son côté le président de la FNSafer, Emmanuel Hyest. 

"Je pense que cet exode inversé par rapport à ce qu'on a connu ces dernières dizaines d'années va être durable", a-t-il ajouté, notant que la tendance se confirmait dans les premiers mois de 2021. "Est-ce qu'ils seront agriculteurs demain ? Ce n'est pas sûr. On vit différemment, on ne devient pas agriculteur", a-t-il toutefois estimé. 

Selon les Safer (sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural), qui sont chargées de veiller, pour le compte de l'Etat, sur les transactions portant sur les terres, prés, vignes et forêts, dans ces marchés ruraux, celui des maisons à la campagne est le seul qui a progressé au cours de cette année particulière.
 

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