La crise sanitaire a obligé à la France à augmenter de 25 % sa contribution à l'UE

La crise sanitaire a obligé à la France à augmenter de 25 % sa contribution à l'UE
Le président de la Commission du Budget à l'Union européenne.

publié le lundi 18 octobre 2021 à 19h25

Cette hausse a été actée l'an dernier, en pleine crise Covid, et cette année encore, le budget de la France pour l'UE restera stable.


A l'approche de la présidence française de l'Union européenne, l'Assemblée nationale a adopté lundi la contribution du pays au budget de l'UE pour 2022, stable à 26,4 milliards d'euros, soit un niveau très élevé depuis la crise sanitaire et le Brexit.

Cette contribution a fait un bond de 25% l'année dernière, comme l'a rappelé Marie-Christine Dalloz (LR), qui a cependant reconnu le soutien "utile" de l'UE pendant la crise puis pour la relance.

"Depuis un an, le choix d'une réponse budgétaire commune et ambitieuse porté par la France a été validé et mis en oeuvre", s'est félicité pour sa part le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune, en référence au plan de relance européen post-Covid de 750 milliards d'euros, dont la France, avec 40 milliards dont 5,1 déjà décaissés, est la troisième bénéficiaire après l'Italie et l'Espagne.

Réponse à la crise sanitaire

Le rapporteur général Laurent Saint-Martin (LREM) s'est inquiété pour l'avenir des règles budgétaires communes. "Le pacte de stabilité a montré ses limites" dès avant la crise, a-t-il souligné, plaidant pour des règles permettant d'"encourager l'investissement".


Les députés socialistes, par la voix de Lamia El Aaraje, ont aussi soutenu un assouplissement "durable" des règles européennes. Ce sera un des enjeux de la présidence française de l'UE, au premier semestre 2022, alors que le débat est ouvert en Allemagne dans le cadre de la formation du futur gouvernement.

Pour éviter un effondrement économique dans le contexte de pandémie, l'Union européenne avait mis de côté temporairement le "pacte de stabilité", qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB). Avec le retour de la croissance, se pose la question de sa remise en place.

Seuls les élus communistes et LFI n'ont pas voté en faveur du prélèvement au profit de l'UE, dénonçant "une Europe libérale" synonyme de "rigueur". "Dire qu'on est aujourd'hui encore dans l'Europe de l'austérité, ce n'est pas sérieux", leur a rétorqué Clément Beaune.

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