La Ciotat : la permanence Les Républicains visée par des tirs

La Ciotat : la permanence Les Républicains visée par des tirs
Deux personnes en scooter ont tiré sur la vitrine de la permanence LR de La Ciotat (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le mercredi 29 juin 2016 à 17h06

- La permanence du parti "Les Républicains" (LR, ex-UMP) à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) a été visée par des tirs dans la nuit du mardi 28 à mercredi 29 juin. Il n'y a pas eu de victime.

-

Selon les premiers éléments de l'enquête, deux personnes casquées sur un scooter de grosse cylindrée ont fait irruption, vers minuit, devant la permanence du parti située au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation. Ils ont tiré un ou plusieurs coups de feu, brisant une porte vitrée, a précisé une source policière, confirmant une information de La Provence. Un riverain a appelé la police en entendant les coups de feu. Selon 20 Minutes, plusieurs impacts de fusil de chasse ont été retrouvés sur la porte vitrée du local.

Bernard Cazeneuve a condamné dans l'après-midi cette "action violente" avec "la plus grande fermeté". "Tout est entrepris pour interpeller au plus vite les auteurs de ces actes inacceptables. Ils devront en répondre devant la Justice", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

LE MAIRE DE LA VILLE MENACÉ DE MORT

En décembre dernier, le maire LR de La Ciotat, Patrick Boré, et l'un de ses adjoints avaient fait l'objet de menaces de mort et de tirs d'intimidation, notamment sur l'hôtel de ville. Une information judiciaire avait été ouverte et deux personnes ont été mises en examen en mai dans le cadre de l'enquête sur ces faits, confiée à la brigade criminelle de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône. C'est le même service de police qui enquête sur les tirs de la nuit de mardi à mercredi, et tentera notamment de savoir s'il y a un lien entre les deux affaires.


Une trentaine de locaux du PS ou permanences d'élus socialistes ont par ailleurs été ciblés depuis la fin février, début de la contestation contre le projet de loi El Khomri, subissant divers types de dégradations (tags, croix gammées, vitres brisées, locaux emmurés, etc). Fin mai, la questure de l'Assemblée nationale s'est dite prête à prendre en charge certains frais liés aux dégradations de permanences parlementaires.

"Les événements survenus cette nuit, un mois après ceux constatés à Grenoble, sont d'une particulière gravité et constituent une atteinte inacceptable à la vie démocratique dans notre pays", a ajouté le ministre. "Les dégradations de permanences d'élus et de formations politiques constatées ces dernières semaines sont, par essence, incompatibles avec l'exercice du pluralisme et la diversité des opinions garanties dans l'État de droit".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.