La CGT condamnée pour un licenciement abusif

La CGT condamnée pour un licenciement abusif
Un chauffeur routier manifeste à Donges près de Saint-Nazaire, le 25 septembre 2017

Orange avec AFP, publié le lundi 16 octobre 2017 à 15h30

Un comble pour le syndicat qui défend les droits des travailleurs. La CGT a été condamnée à verser 50.000 euros à une ancienne salariée, licenciée "sans cause réelle et sérieuse", révèle Le Figaro lundi 16 octobre.



L'adage veut que les cordonniers soient les plus mal chaussés et ce n'est pas cette histoire qui contredira la maxime. Une ancienne employée de la CGT vient d'obtenir gain de cause aux prud'hommes pour de nombreux manquements de la part de son employeur. La liste des irrégularités retenues par le tribunal est longue : sanction abusive, manquement à l'obligation de sécurité, non-déclaration d'accident de travail, exécution déloyale du contrat de travail, défaut de paiement du treizième mois et de congés payés, préavis non conforme et enfin licenciement sans cause réelle et sérieuse.

PLACARDISÉE APRÈS UN CONGÉ MATERNITÉ

La victime, une ancienne juriste de l'Union locale de la CGT à Alès, dans le Gard, avait décidé de porter l'affaire en justice après son licenciement. "Notre cliente, après une quinzaine d'années au service de la CGT, s'est peu à peu retrouvée placardisée suite à un retour de congé parental", ont expliqué ses avocats, maîtres Vincent Vinot et David Caramel. "Elle a notamment fait deux malaises qui n'ont pas été déclarés comme accident du travail", ont-ils détaillé. "Certains treizièmes mois n'avaient pas été versés. Malgré des préconisations de la médecine du travail, l'Union locale CGT n'a pas pris les mesures de prévention des risques psychosociaux", ont expliqué les avocats au Figaro.



Les deux avocats et la juriste se connaissaient avant cette affaire puisqu'ils avaient l'habitude de se confronter dans les salles du tribunal des prud'hommes. Les avocats ont eu à plaider contre leur cliente à de nombreuses reprises, donnant lieu à des échanges "souvent vifs"
mais toujours "respectueux", selon leurs dires. La CGT devra s'acquitter de 50.000 euros de dommages et intérêts auprès de son ancien employée.

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