L'opération "pièces jaunes" va soutenir la lutte contre les violences faites aux enfants

L'opération "pièces jaunes" va soutenir la lutte contre les violences faites aux enfants©Panoramic

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 11h25

Alors que la campagne de dons de l'opération « pièces jaunes » a été lancée il y a deux jours, Brigitte Macron a annoncé sur RTL que le dispositif s'occuperait également de dépister les violences faites aux enfants.

"Il faut aller au secours des enfants", assure Brigitte Macron, interrogée sur RTL, mercredi 20 janvier. La première dame, présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, pilote l'opération "pièces jaunes".

Opération qui cette année intégrera désormais la lutte contre les violences faites aux enfants. "Cette année, nous lançons des projets envergures pour le dépistage des maltraitances et des violences faites aux enfants", a précisé Brigitte Macron. Des dépistages auront ainsi lieu à l'hôpital.

Il y a urgence. La situation des enfants s'est dégradée en raison de la crise sanitaire, des confinements et des couvre-feux. Selon une étude du CHU de Dijon et de l'Inserm publiée en décembre 2020, les situations de violences physiques menant à des hospitalisations d'enfants de moins de cinq ans ont augmenté de 50 % entre mars et avril 2020.

Comment expliquer cette situation ? D'une part la soupape de l'école, qui peut canaliser les enfants, a été moins présente. D'autre part les parents sont plus présents à la maison et potentiellement à cran. "Quand un enfant est turbulent, quand un bébé pleure beaucoup, il peut y avoir des situations de maltraitance", précise Brigitte Macron. A l'avenir, la première dame souhaite mettre en place des "maisons de parentalité". "Être parents, ça s'apprend", estime-t-elle auprès de la radio.

Libération de la parole

L'annonce de Brigitte Macron intervient dans un contexte particulier. À la suite de l'affaire visant Olivier Duhamel, concernant des accusations de viols incestueux sur son beau-fils, un mouvement de libération de la parole a eu lieu sur les réseaux sociaux avec le hashtag "#MetooInceste". Le député Bruno Questel a notamment révélé avoir été victime d'un viol à l'âge de 11 ans.



En écho à ces révélations, la première dame souhaite que les éducateurs et les professeurs soient formés pour accueillir la parole d'enfants sur ces sujets. "Il faut qu'ils puissent savoir quoi dire aux enfants, comment, et à partir de quel âge", a-t-elle indiqué sur RTL, en évoquant en exemple les mesures mises en place dans les écoles au Danemark et au Canada.
 

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