L'ex-otage Sophie Pétronin de retour en France, accueillie par Emmanuel Macron

L'ex-otage Sophie Pétronin de retour en France, accueillie par Emmanuel Macron
Sophie Petronin, à Villacoublay, le 9 octobre 2020

, publié le vendredi 09 octobre 2020 à 13h14

La dernière otage française a touché le sol français à la mi-journée, après presque quatre années de captivité.

Sophie Pétronin, qui était la dernière otage française dans le monde, est arrivée en France à la base aérienne de Villacoublay, vendredi 9 octobre, à 12h45. Elle a été accueillie par le président de la République Emmanuel Macron, le ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian, ainsi que plusieurs de ses proches.


La septuagénaire avait été enlevée le 24 décembre 2016 au Mali et détenue par des jihadistes présumés. "Les Français se réjouissent avec moi de vous revoir enfin chère Sophie Pétronin. Bienvenue chez vous !", a tweeté le chef de l'Etat peu après l'atterrissage de l'avion transportant l'ex-otage, accompagnée de son fils, un médecin et des diplomates.


Après avoir descendu lentement les marches du Falcon, Mme Pétronin, 75 ans, a échangé quelques mots avec le chef de l'Etat avant de tomber dans les bras de sa famille, très émue. La septuagénaire, la tête recouverte d'un fin voile banc, et ses proches, une quinzaine dont trois petits-fils, se sont ensuite rendus dans le salon d'honneur de la base aérienne avec le chef de l'Etat et le ministre des Affaires étrangères, pendant près d'une heure. 

Contrairement à ce qui était prévu, Emmanuel Macron ne s'est finalement pas exprimé devant la presse et a quitté les lieux peu avant Sophie Pétronin, repartie en van.

Appel à la vigilance de Hollande

Sophie Pétronin a été libérée en même temps qu'un prêtre et un jeune italiens, ainsi que l'homme politique malien Soumaïla Cissé.

L'ancien président de la République François Hollande a également salué la libération de Sophie Pétronin, qui "vient mettre un terme à l'épreuve douloureuse pour une humanitaire qui s'est tant dévouée pour le Mali".



Se félicitant qu'elle soit la dernière otage française dans le monde, il a cependant appelé à la prudence : "Le fait que plus aucun Français ne soit retenu en otage dans le monde ne doit pas réduire la vigilance dans les déplacements de nos compatriotes sur les territoires les plus touchés par le terrorisme et les trafics humains".
 

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