L'épilation par lumière pulsée n'est pas assez encadrée

L'épilation par lumière pulsée n'est pas assez encadrée
Photo d'illustration.

publié le vendredi 10 septembre 2021 à 14h40

Cette technique, dont peuvent s'équiper les instituts de beauté et les particuliers, comporte des risques : brûlures de la peau, des yeux... L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) recommande donc aux fabricants et aux utilisateurs davantage de précautions. 

L'épilation aux lampes flash, ou par lumière pulsée, n'est plus réservée aux seuls médecins depuis une décision de la Cour de cassation d'avril dernier.

Mais sa pratique n'est pas pour autant sans risque, avertit l'Agence, jeudi 9 septembre. "Il est (...) nécessaire de mieux encadrer le marché des appareils et l'utilisation de cette technologie pour en limiter les effets indésirables", estime Rémi Poirier, un responsable de l'Anses. 




L'épilation par lumière pulsée, ou lampes flash, consiste à envoyer un faisceau concentré de lumière dont la chaleur détruit le bulbe du poil afin de le faire tomber et d'éviter autant que possible une repousse. Cette technique, qui représente une alternative à l'épilation au laser, s'est répandue dans les instituts de beauté, alors que la loi réservait initialement cette technique aux médecins, notamment les dermatologues. Mais cette interdiction a peu à peu perdu sa validité après plusieurs décisions de justice, dont celle de la Cour de Cassation. 

Études de tolérance et formation 

Faute de pouvoir réserver les lampes flash aux médecins, l'autorité de santé appelle donc à mieux encadrer leur vente et former les professionnels, en premier lieu de la beauté. En effet, "ces appareils ne sont pas anodins pour la santé". Mal utilisée, par exemple si le professionnel ne prend pas en compte les spécificités de la peau du client, cette technique peut provoquer des brûlures voire des lésions oculaires. 

"Les fabricants devraient être amenés à réaliser des études de tolérance préalables à leur mise sur le marché (...) afin de maîtriser les risques pour la santé", propose Rémi Poirier. Cette recommandation vise aussi à éviter des effets indésirables chez les particuliers qui utilisent eux-mêmes une lampe flash à domicile. Quant aux instituts de beauté, leurs employés devraient tous recevoir une formation pour, par exemple, savoir "identifier les situations pour lesquelles un diagnostic dermatologique préalable est requis". 

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