L'association Respire saisit le Conseil d'État pour rouvrir les parcs en zone rouge

L'association Respire saisit le Conseil d'État pour rouvrir les parcs en zone rouge
(Photo d'illustration) Un homme assis dans le jardin du Palais Royal.

, publié le lundi 25 mai 2020 à 17h36

Elle vient de déposer un référé-liberté car elle estime que leur fermeture est "contre-productive" dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus.


L'association dénonce une situation absurde où la fermeture des parcs a pour conséquence la formation d'"attroupements sur la voie publique transformant les trottoirs ou de simples impasses en lieux de rassemblement", au mépris de la distanciation sociale.
"Cette mesure est totalement contre-productive", insiste Olivier Blond, directeur de Respire.


"L'ouverture des bois de Boulogne, de Vincennes, et de la Courneuve montre pourtant que l'accès aux espaces verts, selon des modalités bien précises, est compatible avec la lutte contre le coronavirus", argumente encore Respire, qui suggère d'ouvrir les parcs et jardins en interdisant les pique-niques et en réservant des plages horaires à certaines catégories de population. 

Pour l'association Respire c'est une question de santé physique et mentale. Il s'agit aussi de donner accès aux populations les plus pauvres, qui vivent souvent dans de petits logements parfois insalubres, à des espaces verts. "Cette interdiction frappe davantage les citoyens les plus pauvres, ceux qui habitent des logements exigus sans accès à la verdure, ceux qui n'ont pas les moyens de partir trois mois dans une résidence secondaire", relève Olivier Blond.

La maire de Paris Anne Hidalgo a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Edouard Philippe s'y est encore opposé la semaine dernière.

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