L'ancien PDG de Lafarge, Bertrand Collomb est mort

L'ancien PDG de Lafarge, Bertrand Collomb est mort
Bertrand Collomb, figure du patronat français, est mort à 76 ans.
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Orange avec AFP-Services, publié le samedi 25 mai 2019 à 21h20

Emmanuel Macron a salué "la mémoire d'un grand capitaine de l'industrie française et d'un citoyen engagé dans les défis de son temps".

Bertrand Collomb, figure du patronat français qui dirigea pendant 15 ans le groupe industriel Lafarge, est mort à 76 ans, a annoncé samedi 25 mai le groupe. "LafargeHolcim apprend aujourd'hui avec tristesse le décès de Bertrand Collomb", écrit le groupe, qui domine le secteur mondial des matériaux de construction, dans un communiqué.

Emmanuel Macron a salué "la mémoire d'un grand capitaine de l'industrie française et d'un citoyen engagé dans les défis de son temps", dans un communiqué, en présentant ses "sincères condoléances" à sa famille et ses proches.

Bertrand Collomb a dirigé le groupe de 1989 à 2003, gardant ses fonctions de président de Lafarge jusqu'en 2007. Sous son mandat de PDG, Lafarge était devenu le premier groupe mondial de son secteur, grâce notamment à sa stratégie internationale.

Le "fulgurant essor de Lafarge"

Issu d'une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise, fils et petit-fils de polytechnicien, Bertrand Collomb, avait effectué la plus grande partie de sa carrière au sein de ce groupe, où il est entré en 1975. Le dirigeant, qui avait lui-même un profil international après un long passage aux États-Unis, avait en particulier mené l'achat de deux concurrents britanniques, Redland et Blue Circle. 

Il était resté membre du conseil d'administration de l'entité née de la fusion de Lafarge et du suisse Holcim en 2015, mais l'avait quitté l'an dernier, atteignant à 75 ans la limite d'âge. "Le fulgurant essor de Lafarge (...) doit beaucoup à l'ouverture au monde et à la finesse de la vision géopolitique de Bertrand Collomb", a souligné le président de la République.

Opposé aux 35 heures

Bertrand Collomb était aussi une figure du patronat français : il avait été sollicité plusieurs fois pour diriger le Medef, mais sans jamais accepter, préférant "se consacrer au développement de son groupe".

Élu en revanche en 2001 à la tête de l'Afep (Association française des entreprises privées), il avait été un farouche opposant aux 35 heures dénonçant une réglementation excessive de l'Etat qu'il qualifiait de "délire".

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