Juvisy-sur-Orge : un quartier saccagé par une "bande armée"

Juvisy-sur-Orge : un quartier saccagé par une "bande armée"
Onze personnes, dont 7 mineurs, ont été interpellées par la police.

publié le lundi 16 janvier 2017 à 14h51

Des voitures endommagées, des portes de halls d'immeuble brisées, un appartement saccagé devant un père de famille et son bébé... Selon les informations du Parisien, une "bande armée" a "semé la terreur" à Juvisy-sur-Orge (Essonne) dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 janvier.

Le maire Les Républicains (LR) de la ville évoque "une véritable scène de guérilla urbaine". Aucun blessé n'est à déplorer mais les dégâts matériels sont importants. Les habitants du quartier du Plateau, interrogés par Le Parisien, parlent d'une vingtaine ou d'une trentaine de "jeunes armés" de barres de fer, de battes de baseball et/ou de sabres.



Selon le maire LR de la ville, Robin Reda, "les individus venaient de la ville voisine d'Athis-Mons". "Il y a déjà eu 11 interpellations dont sept mineurs déjà connus des services de police qui étaient en garde à vue hier (dimanche, ndlr)", a-t-il expliqué à France Info. "Ils niaient les faits en bloc, ils doivent être convoqués à nouveau pour être identifiés formellement". Ils devraient être prochainement présentés à un juge.


"Nous rencontrons de gros problèmes de sécurité, mais plutôt dans le quartier de la gare", avait expliqué le maire de la ville au Parisien. Avant de préciser ce lundi à France Info : "C'est probablement une histoire de bandes rivales entre différents quartiers de nos communes voisines. Ils cherchaient à régler des comptes avec quelqu'un. Manifestement, ils n'ont pas trouvé cette personne, ils se sont trompés d'appartement".

"DES HABITANTS TRAUMATISÉS"

"Aujourd'hui ce que les habitants demandent c'est une présence policière, une sécurité de tous les jours", a-t-il ajouté. Ils réclament "une réponse pénale puisque ce sont souvent des récidivistes qui commettent ces actes. Il faut une vraie réponse pénale y compris pour les mineurs. Je porterai ce message devant l'État".


Le maire a également cherché à rassurer ses administrés. "Dès lundi matin, la police municipale viendra faire du porte-à-porte pour rassurer les habitants", a-t-il promis. "Il y a beaucoup de personnes âgées ici, elles sont terrorisées". "On a peur qu'ils reviennent, qu'ils recommencent et qu'ils commettent plus de dégâts, qu'ils s'en prennent à nous directement", explique Sophie au Parisien. Et Alexis, 20 ans, d'ajouter : "Je porterai tout le temps une matraque sur moi désormais".

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