Journaliste agressé à Reims : l'Elysée exprime son "émotion", indignation dans la classe politique

Journaliste agressé à Reims : l'Elysée exprime son "émotion", indignation dans la classe politique
(illustration)

, publié le dimanche 28 février 2021 à 14h15

Christian Lantenois, photojournaliste à l'Union, a été grièvement blessé dans le quartier de la Croix Rouge, alors qu'il couvrait des regroupements de jeunes.

Au lendemain de l'agression du journaliste du quotidien régional L'Union à Reims, l'Elysée a affirmé souhaiter que les auteurs des faits soient "interpellés au plus vite", dimanche 28 février.

"L'Elysée a appelé la rédaction de l'Union, suite à l'agression hier à Reims, du photo-reporter Christian Lantenois, pour exprimer son émotion et sa sympathie, et son souhait de voir les auteurs de l'agression interpellés au plus vite", a indiqué la présidence. Son agression a suscité une vive indignation, notamment dans le monde politique, et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé que la police nationale était "pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs".



Le maire de Reims s'est indigné des "rixes à répétition" dans le quartier, commises par des "vauriens". "Au delà de l'ignominie d'un tel acte, je veux exprimer mon ras le bol devant ce ramassis de vauriens qui pourrissent la vie de nos quartiers. Leur place est en prison le plus vite possible et les parents doivent faire face à leur responsabilité si ces sauvages sont des mineurs", a réagi Arnaud Robinet, dans une tribune publiée sur Facebook.



Christian Lantenois a été grièvement blessé alors qu'il couvrait des regroupements de jeunes dans le quartier prioritaire Croix Rouge. Il a été agressé "dans des circonstances encore indéterminées, mais de manière volontaire. J'ai donc ouvert une enquête pour tentative de meurtre, confiée à la sûreté départementale", a indiqué samedi 27 février le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Le journaliste "a été retrouvé au sol, aux alentours de 15H30 dans le quartier Croix Rouge (...). Les forces de l'ordre étaient sur place, avaient identifié des mouvements de jeunes, dont certains portaient des battes de base-ball, et des renforts avaient été appelés" pour sécuriser le quartier, a déclaré à l'AFP le préfet de la Marne Pierre N'Gahane.

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