Joséphine Baker au Panthéon : "Ma France, c'est Joséphine !", clame Emmanuel Macron

Joséphine Baker au Panthéon : "Ma France, c'est Joséphine !", clame Emmanuel Macron
Le Panthéon a accueilli Joséphine Baker, mardi 30 novembre

publié le mardi 30 novembre 2021 à 19h10

Le chef de l'Etat a rendu hommage à l'artiste, résistante, et militante antiraciste américano-française, panthéonisée 46 ans après sa mort.

"Sa cause était l'universalisme et l'unité du genre humain". A l'occasion de l'hommage solennel de la Nation rendu à Joséphine Baker mardi 30 novembre, Emmanuel Macron a salué la mémoire d'une Américaine "devenue l'incarnation de l'esprit français", qui défendait "l'égalité de tous avant l'identité de chacun", et "l'émancipation contre l'assignation".

"En tout cela, elle était plus Française que jamais", a lancé le chef de l'Etat, dans l'enceinte du Panthéon.


Pour le président de la République, l'entrée au Panthéon de Joséphine Baker est "un vent de fantaisie et d'audace". "C'est une certaine idée de la liberté, de la fête, qui entre aussi. Vous avez aimé la France, vous lui avez montré un chemin qui était le sien véritable mais dont elle doutait pourtant. Née américaine, au fond, il n'y a pas plus française que vous". Le président de la République a conclu son discours dans une référence à son tube incontournable "Mon pays, c'est Paris". "Ma France, c'est Joséphine", a t-il lancé.

En début de cérémonie, le cercueil de Joséphine Baker a remonté la rue Soufflot, qui mène au Panthéon, au cours d'une procession rappelant son oeuvre culturelle, son combat de résistante puis de militante pour les droits civiques.


"Joséphine Baker entre ici avec tous ces artistes qui l'accompagnent. Elle entre avec tous ceux qui comme elle ont vu dans la France une terre à vivre, un lieu où l'on cesserait de se rêver ailleurs, une promesse d'émancipation", a déclaré Emmanuel Macron.


Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker avait rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. "C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle", affirme aussi celle qui se disait ravie d'être "devenue l'enfant chérie des Parisiens" et qui a obtenu la nationalité française le 30 novembre 1937.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.