#Jenemeconfineraipas : l'appel d'un médecin pour "changer de stratégie" contre le Covid-19

#Jenemeconfineraipas : l'appel d'un médecin pour "changer de stratégie" contre le Covid-19
Couvre-feu à Biarritz, le 16 janvier 2021.

, publié le mercredi 27 janvier 2021 à 16h05

"On ne peut pas vivre éternellement en confinant, déconfinant", souligne ce médecin généraliste, arguant qu'"aujourd'hui c'est le variant britannique, demain ça en sera certainement un autre".

Alors que l'hypothèse d'un troisième confinement se renforce, un médecin essonnien Fabien Quedeville a lancé le hashtag #jenemeconfineraipas, partagé des milliers de fois en quelques jours. Si certains internautes appellent à la "désobéissance civile" si une telle mesure était instaurée par le gouvernement, Fabien Quedeville a expliqué avoir simplement voulu "créer un électrochoc".



Ce médecin généraliste de Chilly-Mazarin a d'ailleurs indiqué au micro d'Europe 1 qu'il "respecterait un éventuel nouveau confinement".

"Le but n'était pas d'appeler à la désobéissance civile", souligne-t-il, mais de tirer la sonnette d'alarme car un troisième confinement ferait, selon lui, plus de mal que de bien. 

"On sent chez les patients que l'on reçoit une extrême souffrance. Je vois des gens qui s'alcoolisent, qui dorment mal, des enfants stressés... Je n'ai jamais prescrit autant d'antidépresseurs de ma carrière. C'est permanent, c'est toute les semaines", alerte-t-il. Pour Fabien Quedeville, il est "urgent de changer de stratégie". Il appelle "dès à présent tous les décideurs à lancer une grande réflexion pour lutter d'une autre façon contre l'épidémie du Covid-19". "On ne peut pas vivre éternellement en confinant, déconfinant", souligne-t-il dans L'Obs, arguant qu'"aujourd'hui c'est le variant britannique, demain ça en sera certainement un autre".



Sur Twitter, certains internautes ont lancé un mouvement #JeMeConfinerai en réaction, reflétantl'opinion partagée des Français sur un éventuel troisième confinement


Si le gouvernement a indiqué mercredi 27 janvier quele couvre-feu actuel a une "efficacité réelle mais pas suffisante" pour endiguer la propagation de l'épidémie et qu'il étudiait "plusieurs scénarios qui vont d'un maintien du cadre actuel avec le couvre-feu à 18 heures", une hypothèse "à ce stade peu probable", jusqu'à "un confinement très serré", les Français sont 48% à approuver l'idée d'un nouveau confinement strict sur le modèle de celui du mois de mars et 52% à approuver un confinement plus souple comme en novembre.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.