"Je suis écœuré" : Nicolas Hulot annonce quitter "définitivement" la vie publique après des accusations de violences sexuelles

"Je suis écœuré" : Nicolas Hulot annonce quitter "définitivement" la vie publique après des accusations de violences sexuelles
Nicolas Hulot, en septembre 2021, à Marseille

publié le mercredi 24 novembre 2021 à 11h55

L'icone de la préservation de l'environnement dénonce des accusations "purement mensongères", à la veille de la diffusion d'un documentaire le mettant en cause.

"C'est tout un système qui perd la raison". Accusé d'agressions sexuelles et de viol, Nicolas Hulot a annoncé sur BFMTV quitter "définitivement la vie publique", et quitter la présidence de sa fondation "pour la protéger", face à des accusations de violences sexuelles qu'il qualifie de "purement mensongères".

"Annoncer mon retrait de la vie publique, c'est une décision personnelle", a t-il déclaré, mercredi 24 novembre.


"Depuis quelques années, je subis le poison de la rumeur", a t-il commenté, au sujet des accusations d'agression sexuelle et de viol formulées à son encontre. "Être innocent ne permet plus de dormir tranquille". "Des femmes m'accusent d'agression sexuelles. Je ne sais même pas qui sont les femmes qui m'accusent", a t-il déclaré.

"Ma mort sociale est programmée"

L'ancien présentateur d'Ushuaïa Nature et ex-ministre est au coeur d'un reportage diffusé ce jeudi sur Envoyé Spécial, qui donne la parole à plusieurs femmes l'accusant de violences sexuelles et harcèlement. Le contenu du reportage est pour l'heure confidentiel, selon Le Parisien. "C'est le secret le mieux gardé de France Télévisions", confirme ainsi la direction du groupe dans les colonnes du Parisien.

"Je sais qu'à partir de demain , le lynchage va commencer. Je veux le dire sans formule, sans élément de langage : ni de près ni de loin, je n'ai commis ces actes", a lancé Nicolas Hulot. "La justice et la vérité ne peuvent pas jaillir sur un plateau de télévision". "Ma mort sociale est programmée (...). C'est tout tout un système qui perd la raison, avec la justice qui se déplace sur les plateaux de télévision", poursuit-il, déplorant que les accusations soient formulées alors que les faits allégués sont prescrits. "Pourquoi attend-on la prescription pour parler?", se demande t-il, évoquant une "histoire sans lendemain" s'étant déroulée dans le "consentement" et "l'harmonie".

Selon Nicolas Hulot, quatre ou cinq femmes porteraient des accusations contre lui, en plus de la petite-fille de François Mitterrand dont la plainte pour viol avait déjà émergé il y a quatre ans.

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