Jawad Bendaoud, le logeur de Daesh, de retour devant la justice en novembre

Jawad Bendaoud, le logeur de Daesh, de retour devant la justice en novembre

Jawad Bendaoud, le 18 novembre 2015.

Orange avec AFP, publié le vendredi 06 avril 2018 à 19h58

Le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le 14 février ce délinquant récidiviste faute de preuves.

Le procès en appel de Jawad Bendaoud, poursuivi pour avoir logé deux des auteurs des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et relaxé en première instance, se tiendra du 21 novembre au 21 décembre 2018.

Le tribunal avait estimé que les charges contre le prévenu étaient "insuffisantes pour démontrer la culpabilité de Jawad Bendaoud" et l'avait relaxé en février, après plus de deux ans en détention à l'isolement. Le parquet, qui avait requis quatre ans de prison, avait aussitôt fait appel.

Surnommé "le logeur de Daesh", celui qui fut la risée d'un pays traumatisé après ses premières déclarations à la presse, comparaissait pour avoir mis à disposition d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s'étaient repliés à Saint-Denis. C'est là que les deux jihadistes sont morts le 18 novembre dans l'assaut des policiers du Raid.

700 parties civiles, 100 avocats

Mohamed Soumah, également jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes" lors de ce procès, avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement. Il avait mis en contact Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les deux jihadistes, et Jawad Bendaoud.

Une peine de quatre ans de prison, dont un avec sursis, avait été prononcée contre le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen - le frère d'Hasna Aït Boulahcen et le cousin d'Abdelhamid Abaaoud -, jugé pour "non-dénonciation de crime".

Ce jugement concluait le premier procès en lien avec les attaques du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Un procès retentissant avec plus de 700 parties civiles, plus de 100 avocats, des rires déclenchés par les propos décalés de Jawad Bendaoud et des larmes des victimes des attentats.

Jawad Bendaoud, qui a toujours dit ignorer héberger des terroristes, a présenté ses "excuses" aux victimes après sa sortie de prison. Sa relaxe avait choqué plusieurs familles de victimes et quelque 680 parties civiles ont interjeté appel du jugement, à l'issue de l'appel principal du parquet.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.