Jacqueline Sauvage privée de permission pour Noël

Jacqueline Sauvage privée de permission pour Noël
Les avocates de Jacqueline Sauvage. Cette dernière s'est vue refuser une permission pour Noël, a dénoncé son comité de soutien le 22 décembre 2016.

, publié le jeudi 22 décembre 2016 à 17h10

Faute de personnel suffisant dans l'administration pénitentiaire, la demande de permission de Noël de Jacqueline Sauvage n'a pas pu être examinée. Du coup, celle qui est devenu le symbole des femmes battues en France passera les fêtes de fin d'années derrière les barreaux, révèle France Info jeudi 22 décembre.

"Absolument dégueulasse", dénonce la président de son comité de soutien, Eva Darlan.

"Il y avait trop de dossiers à traiter, donc ils lui ont dit non, prétextant qu'elle était déjà sortie il y a trois mois", a dénoncé Eva Darlan, citée par France Info. "C'est absolument dégueulasse ce qu'ils font à cette femme, a-t-elle estimé. Elle est en train de devenir un martyre. C'est une honte !" Pour soulager sa peine, le comité de soutien de Jacqueline Sauvage demande aux Français lui écrire : "Ca la réconforte. Elle voit bien qu'on l'attend, qu'elle représente quelque chose, qu'elle n'est pas rien, contrairement à ce qu'on lui a dit toute sa vie", a expliqué Eva Darlan.



D'autant plus que la décision de l'administration est particulièrement cruelle, selon elle. "La période de Noël est un rassemblement familial. Allez dire à quelqu'un qui est en prison, que ce soit elle ou d'autres, qu'il sera privé de famille. Ils lui refusent une sortie de Noël, quand même !"

Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil, après 47 ans de maltraitance. Devenue un symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait obtenu le 31 janvier, après une forte mobilisation, une grâce partielle du président Hollande, notamment de la période de sûreté, lui permettant ainsi de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

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