Ivre, un conducteur de train rate son arrêt à Nevers, un an de prison avec sursis

Ivre, un conducteur de train rate son arrêt à Nevers, un an de prison avec sursis

Le conducteur avait été contrôlé à 3,34 grammes d'alcool par litre de sang.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 29 novembre 2017 à 12h13

Le conducteur d'un train Paris-Clermont avait raté l'arrêt en gare de Nevers (Nièvre) le 28 juin dernier. En état d'ébriété au moment des faits, il a écopé mardi d'un an de prison avec sursis pour mise en danger de la vie d'autrui.

Le cheminot, qui travaillait pour la SNCF depuis 20 ans, a été licencié après les faits. Âgé d'une quarantaine d'années, il aura obligation de se soigner au cours d'une mise à l'épreuve de deux ans. Il a également été condamné à 200 euros d'amende pour conduite d'un train sous l'emprise d'un état alcoolique.

Après la gare de Nevers traversée à 110 kilomètres/heure, le train avait continué son chemin jusqu'à la gare suivante de Saincaize, à une dizaine de kilomètres au sud. L'homme, placé en garde à vue, avait été contrôlé à 3,34 grammes d'alcool par litre de sang. "Je pensais que la gare de Nevers était plus loin", a-t-il expliqué au tribunal correctionnel.

Comment en est-il arrivé à emporter ce cubi de trois litres de rosé, dont "deux litres manquaient après deux heures de trajet"?, s'interroge la présidente Dorothée Gioux. Le prévenu évoque une consommation d'alcool qui avait "augmenté de façon exponentielle" les mois précédents, sans qu'il ne se l'explique. Il décrit une situation familiale heureuse avec sa femme et ses quatre enfants.

"On est passés très près d'une catastrophe ferroviaire"

Ce jour-là, il dit avoir apporté de l'alcool en cabine pour la première fois, pour consommer le soir, après le service. Mais faute de bouteille d'eau, il aurait entamé le vin sans parvenir à s'arrêter de boire. "On est passés très près d'une catastrophe ferroviaire qui aurait pu être majeure", a estimé le procureur Axel Schneider, qui a rappelé la présence à bord de plus de 200 passagers.

Le procureur avait demandé "la peine maximale" pour mise en danger de la vie d'autrui : un an de prison assorti d'un sursis avec mise à l'épreuve. "Une foule de systèmes de sécurité automatiques" auraient arrêté le train en cas de "conduite dangereuse", comme cela peut se produire en cas de décès du conducteur, avait plaidé de son côté Me François Gaillard, l'avocat du cheminot.

"C'est juste un train comme un autre, qui ne s'est pas arrêté à la gare, comme vous en avez tous les jours à la SNCF", avait ajouté le conseil. "À aucun moment les passagers du train ou les usagers du quai n'ont été en danger".

 
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