IVG : remobilisation pour un allongement du délai légal pour l'avortement

IVG : remobilisation pour un allongement du délai légal pour l'avortement©Ludovic MARIN / AFP

publié le mercredi 08 septembre 2021 à 18h23

"On ne va pas lâcher", a assuré Sarah Durocher, coprésidente du Planning familial, qui prévoit une manifestation le 25 septembre, avec d'autres associations.

Rallonger le délai légal pour l'avortement. C'est la proposition de loi pour laquelle des députés, y compris de la majorité, ainsi que des associations ont battu ce mercredi 8 septembre le rappel.

Pour rappel, Emmanuel Macron y est opposé.



"Il faut que le gouvernement et la majorité présidentielle prennent leurs responsabilités. C'est une priorité absolue" avant la fin du quinquennat, a affirmé Albane Gaillot, députée non-inscrite, devant la presse.

"On ne va pas lâcher", a assuré à ses côtés Sarah Durocher, coprésidente du Planning familial, qui prévoit une manifestation le 25 septembre, avec d'autres associations.

Autorisées à réaliser des IVG médicamenteuses, plusieurs sages-femmes, dont la présidente de l'Ordre de la profession, étaient également présentes.

Emmanuel Macron "pas favorable"

Avec ses collègues d'EDS, petit groupe politique d'ex-LREM de l'aile gauche, Albane Gaillot avait fait adopter par l'Assemblée nationale en octobre 2020 une proposition de loi visant à allonger le délai d'accès à l'IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée), pour répondre à un manque de praticiens et à la fermeture progressive de centres IVG. Puis le Sénat dominé par la droite l'avait rejetée.

Les députés socialistes avaient ensuite cherché à réinscrire le texte à l'Assemblée mais y avaient renoncé face à des centaines d'amendements LR. Depuis, Emmanuel Macron a déclaré fin juin au magazine Elle qu'il n'était "pas favorable" à l'allongement à 14 semaines, l'avortement étant "plus traumatisant dans ces délais-là".

La majorité "a déjà su s'affranchir des consignes" et "la France peut donner l'exemple" alors que le droit à l'IVG est remis en cause au Texas notamment, a fait valoir mercredi Cédric Villani (ex-LREM). "La mobilisation, c'est maintenant" pour espérer une adoption définitive sous cette législature, selon le "marcheur" Raphaël Gérard.

Le patron des députés LREM Christophe Castaner avait indiqué en juillet qu'"il faut que le texte chemine et s'il revient à l'Assemblée nationale, nous voterons conformément à ce que nous avions voté". Mais le calendrier est serré.

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